"Le
Poteau de Torture"
traduction, adaptation, Franck
Playe
Ce titre emblématique de
l'Allman Brothers Band est joué pratiquement à chaque
concert. de 1969 et sa création sur le premier album du groupe,
à la dernière tournée, en passant par le Fillmore
East.
Gregg, (qui a écrit et créé le titre à 22
ans !) y hurle son blues et sa douleur, en prémice, entre, et
à la suite des plus grands duels de guitare de l'histoire.
Il s'agit d'une histoire d'amour qui tourne mal,
ancrée dans le Sud.
Le Whipping post, c'est le poteau de torture
auquel étaient attachés les esclaves noirs que leurs
maîtres voulaient punir en les fouettant (au moyen du "bullwhip
cracking", le nerf de boeuf évoqué par Neil Young
dans Alabama).
On m'a roulé, on m'a menti,
Je ne sais pas pourquoi j'ai laissé cette femme se foutre de moi,
Elle a pris mon argent, bouzillé ma voiture neuve,
A l'heure qu'il est elle est avec un pote du bon vieux temps,
Ils picolent dans un bar à l'autre bout de la ville.
Parfois, parfois, j'ai l'impression
D'être attaché au poteau de torture...
Seigneur ! Je crois que je vais mourir !
Mes potes me disent que j'ai été bien con,
Il faut que je prenne du recul et que j'accepte, chérie, parce
que je t'aime,
Je me noie dans le chagrin, je regarde ce que tu as fait.
Mais rien ne change, l'épreuve est la même.
Parfois, parfois, j'ai l'impression
D'être attaché au poteau de torture...
Seigneur ! Je crois que je vais mourir !
Parfois, parfois, j'ai l'impression
D'être attaché au poteau de torture...
Seigneur ! Je crois que je vais mourir !