Je
reproduis ici, avec la
permission de leurs auteurs, des textes,
réactions,
commentaires, venant par exemple du
forum.
N'hésitez pas à
me
faire part des vôtres.
De
Robby, le 2 avril 2005, sur les concerts français de l'ABB
Je te confirme que ABB sont déja venus en France à PARIS
le 20/09/1980 à hippodrome de Pantin (je n'y étais pas)
et après le 2 juillet 1991 à la Cigale.
Quel concert c'était donc la première fois que je voyais
ABB.
J'étais placé devant la scène il y avait une super
ambiance la salle était pleine, ils ont joué 2h30 avec la
primeur d'entendre "DREAMS" qu'ils n'ont joué seulement à
PARIS.
Effectivement la set list ressemble a celle du DVD "Live at Great Woods"
Dickey Betts avait la vedette car à cette époque W Haynes
n'était pas le MAITRE qu'il est maintenant. Comme d'habitude de
longs passages de guitares, déja D. Betts laissait la
guitare slide à Warren et on se doutait du talent qui fusait en
lui.
Gregg était égal à lui même avec
plusieurs verres de volka, rondelles de citron et cigarettes posaient
sur son clavier, mais un vrai maestro dans son jeu et ses parties
vocals.
Un vrai moment magique leur musique parle d'elle même.
Un ami (Christophe Lepabic) les a revu à Cologne après et
à rencontrer D Betts qui lui a dit que le concert de PARIS
était le meilleur de la tournée et c'est pour cela qu'ils
ont joué DREAMS.
Donc au bout de 13 ans je ne pouvais plus attendre un passage
improbable en Europe donc je suis allé avec un ami les voir
l'année dernière 5 soirs au beacon.
Un lieu mythique avec une ambiance de folie et des shows
différents chaque soir.
W Haynes était au sommet de son art avec D TRUCKS qui lui
aussi est extraordinaire. Ces shows resteront toujours dans ma
mémoire et la cerise sur le gateau est de les voir
à la sortie ( la sortie est celle qui est sur la pochette du
dernier CD live) qu'elle simplicité et quelle coutoisie.
J'ai mis en pièces jointes les places de ces concerts.
(nd webmaster,
dédicacées !)
Posté
le: Mar Mar 08, 2005
10:40
am par Brother Régis
J'ai vu le DVD des Allman Brother hier soir (sacré
prêt
qu'on m'a fait là !).
C'est vraiment sublime.
Je trouve ça aussi bon que le
légendaire live de
1971.
Warren Haynes a su mobiliser les troupes, galvaniser les
anciens
et fédérer la jeunesse.
Franchement, je rejoins Francky sur un point : le meilleur
groupe
de Rock actuel, aussi incroyable que cela puisse paraître,
c'est
l'ABB.
Les solistes sont parfaits.
Greg reste un chanteur très émouvant,
et Warren
l'épaule toujours efficacement.
Le bassiste est très technique mais jamais
démonstratif.
L'esprit de 1971 est toujours là, et c'est
ça qui
m'impressionne. Duane Allman plane toujours au-dessus (ça
reste
le groupe DES frères Allman), et pourtant, et c'est un
miracle,
c'est jamais du réchauffé.
Pour les amoureux de la guitare : ne passez pas à
côté.
Warren Haynes est un monstre de la 6-cordes. Et Derek Trucks
a
tout pour être le digne successeur de Duane Allman.
ENORME.
BEAU.
JOUISSIF.
INEGALABLE.
Le top du rock américain
Posté
le: Mer Mar
16, 2005 5:04 pm par Brother
Régis
Francky
a écrit:
"Le
maestro de Duane c'est Elmore"
Et avouons-le (même si les puristes risquent de
tiquer) :
l'élève a dépassé le
maître. Et de
loin.
Elmore James était un excellent chanteur, un
compositeur
inspiré (... de Robert Johnson quand il "signe" Dust My
Broom")
mais aussi un guitariste assez répétitif (son
style se
réduit à quelques plans facilement imitables : cf
Fleetwood Mac).
Duane Allman est parti d'une base commune certes, mais, comme
Ry
Cooder, il a entraîné la guitare slide vers
d'autres
contrées.
Car si c'est un maître du Blues (cf Statesboro
Blues, Have
You Ever Loved A Woman mais aussi Nobody Knows you when you're down
& out, avec une grille d'accords plus costaud qu'un simple
blues en
3 accords), il a su franchir les frontières de son genre (cf
I
am your, Layla, Little Wing ou bien sûr les Lives de l'ABB).
En plus, son style en jeu lead sans slide n'est pas moins
fort :
il "raconte" toujours une histoire, ne tombe jamais dans la
facilité, et n'est jamais à court d'imagination.
Et dans tous les cas, son phrasé est exemplaire,
plein de
sensibilité.
Son phrasé est, à mon sens, le lien
avec l'ABB
actuel : Warren Haynes et Derek Trucks, bien qu'ayant des jeus
très différents, ont un point commun >
l'influence du
phrasé de Duane en slide.
Warren revisite la tradition Allmanienne lorsque Derek la
transcende, amenant ce type de guitare vers l'extension naturelle de ce
style (que Duane aurait sans doute atteint s'il avait
survécu,
notamment avec ses prolongements harmoniques virant vers le jazz, qui
était déjà la marque de l'ABB du
début)
Du
même, mais sous le nom d'Ayler, une analyse du LIVE AT THE
FILLMORE EAST, 22 F'ÉVRIER 2006
Pour ceux qui veulent y voir plus clair, voici mon analyse (objective
pour qui-joue-quoi, totalement subjective pour les commentaires) :
Duane Allman : à gauche.
Dickey Betts : à droite.
Face 1
Statesboro Blues
Intro, Fills*, Solo 1 : Duane Allman à la slide. A noter qu'il a
certainement entendu la version Taj Mahal publiée peu auparavant
(avec Jesse Ed Davis et Ry Cooder aux guitares). Pour autant, les
duanismes n'appartiennent qu'à lui, et il dépasse ses
contemporains de la tête et des épaules.
Solo 2 (après chant) : Dickey Betts
* Définition : traits joués entre les passages
chantés, faisant le lien.
Done Somebody Wrong
Intro, Fills : Duane Allman à la slide
Solo 1 : Thom Doucette
Solo 2 : Dickey Betts
Solo 3 (après chant) : Duane Allman
Solo 4 (final) : Duane Allman
Stormy Monday
Intro : Interactions DB/DA
Solo 1 : Duane Allman
Solo 2 (changement tempo) : Gregg Allman
Solo 3 (retour tempo initial) : Dickey Betts
Face 2
You Don’t Love Me
Intro : Duane Allman rejoint rapidement par Dickey Betts.
Solo 1 : Duane Allman.
Solo 2 (après chant) : Dickey Betts
Solo 3 : Gregg Allman
Solo 4 : Thom Doucette
Solo 5 (après chant) : Duane Allman. 12 mesures avec le Band
puis a capella. Jusqu’à 8:55.
Solo 6 (avec batterie uniquement) : Dickey Betts. Jeu
légèrement moins saturé que Duane Allman. Plus
rythmique. Souvent structuré sur des phrases
répétitives, avec variations de celles-ci. Jeu moins
blues.
(la basse revient vers 11:50)
Le groupe reprend vers 14:05.
Solo 7 (14:25) : Duane Allman. A 15:18 Dickey Betts joue
l’harmonie de la mélodie de Duane Allman, qui en profite
pour faire des variations.
A 16:10, Duane Allman est a capella un peu plus d’une minute.
A 17:32, il joue une mélodie dans la lignée de son solo
sur Little Wing
Face 3
Hot Lanta
Thème : Dickey Betts avec Duane Allman (harmonie)
Solo 1 : Gregg Allman (rythmique jazz)
Solo 2 : Duane Allman. Solo très rock d’un bout à
l’autre.
Solo 3 (2:33) : Dickey Betts. Première partie très jazz.
Seconde avec des plans assez country.
Reprise du thème à deux guitares.
In Memory Of Elizabeth Reed
Intro : Dickey Betts (jeu avec potentiomètre volume, pas de
slide)
Thème : Dickey Betts avec Duane Allman (harmonie)
Solo 1 : Dickey Betts
Solo 2 : Gregg Allman
Solo 3 : Duane Allman
Final en harmonie.
Sur la durée, les différences stylistiques entre Betts et
Allman se font sentir plus nettement. Dickey Betts est plus jazz. Son
solo présente pas mal de petits plans rythmiques
particulièrement efficaces. Il joue souvent sur les dissonances
(quintes diminuées).
Le solo de Duane Allman est plus rock, et plus blues. Son phrasé
est plus personnel à mon sens. Le son est plus chaud.
En étant légèrement caricatural, on peut dire que
le jeu de Duane est moins cérébral, moins technique (ce
qui n’implique nullement que sa technique soit
inférieure). Son jeu vient droit du cœur, des tripes.
Face 4
Whipping Post
Intro : Duane Allman, rejoint par Dickey Betts
Fills : Duane Allman
Riff refrain : Duane Allman avec Dickey Betts en harmonie
Solo 1 (1:45-5:22) : Duane Allman.
Couplet 2 identique au 1.
Solo 2 (6:27-16:25) : Dickey Betts. Aussi intense que ceux de Duane
Allman.
A partir de la 10ème minute, Duane Allman répond par
quelques traits. Le coté plus jazz de Betts ressort de temps
à autres (emploi de dissonances).
Harmonie de Duane à partir de 15:50.
C’est le solo d’une vie. Le meilleur jamais gravé
par Dickey Betts sur disque officiel à mon sens. 10 minutes
où le temps s’efface. On passe par tous les climats.
INOUBLIABLE.
A 16:25, reprise du riff commun.
Guitare de Duane Allman à nouveau devant, et reprise du chant
peu avant les 17 minutes.
Dickey Betts reprend la main, joue le thème de "Frère
Jacques" !
18:25 : A nouveau Duane Allman.
A partir des 20 minutes, Dickey Betts joue des harmonies sur les
mélodies de Duane Allman, avant que ce dernier ne rejoue avec
une ultime intensité.
De même que sur la fin de Hot Lanta, l’influence de John
Coltrane est manifeste.
Duane Allman répond à son frère lors des derniers
passages chantés.
Le groupe enchaîne alors sur la Mountain Jam… mais
c’est une autre histoire.