RETOUR À LA PAGE D'ACCUEIL

vv

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format


14 juillet 2005

Le Lycée Masséna (Nice)

à l’honneur sous l’Arc de Triomphe de Paris

(d’après un texte extrait du « Petit Journal de Saint-Jean »

A l'occasion du 14 Juillet à Paris, c'est le lycée Masséna qui a été choisi pour entourer et assister les plus grands invalides de guerre pendant la symbolique cérémonie de ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe. Comme un hommage rendu aux élèves résistants de ce lycée lors de la dernière guerre mondiale et plus particulièrement à ceux qui furent fusillés à Saint-Julien-du-Verdon.

Placés au cœur du dispositif protocolaire sous l'autorité du général Combette, président du comité de la flamme et Grand’croix de la Légion d'honneur, les vingt-et-un élèves ont parfaitement rempli leur tâche. Ils ont donné l'image d'une belle jeunesse respectueuse des valeurs patriotiques en forçant l'admiration des familles et accompagnateurs mais surtout auprès de ces personnes en fauteuil roulant, brisées dans leur vie physique alors qu'elles servaient sous les drapeaux, en les accompagnant avec une sincère et touchante attention. Dignes de leurs anciens, ces élèves sont désormais des exemples à suivre pour avoir fait honneur à leur lycée devant les plus hautes personnalités civiles et militaires ainsi que la grande foule massée autour de l'Arc de triomphe. A l'image de Thomas Gaimard, désigné porte-drapeau, digne et impressionnant de placidité, une heure durant, ce qui lui valut des éloges unanimes. Des éloges exprimées ensuite à l'ensemble des représentants du lycée par le général Combette mais également par le président fédéral des PGIG, Jean-Claude Gouëllain et l’un de ses adjoints, Raymond Casal.

Cette cérémonie était indéniablement le moment fort d'un séjour à Paris du mercredi 13 au vendredi 15 juillet 2005. La délégation était formée d'élèves issus de classes de secondes, de premières, de terminales et des"prépas". Ceux-ci ayant fait l'objet d'une sélection rigoureuse de leurs professeurs d'histoire qui les accompagnaient, Noël André et Jean-Philippe Fighiera, avec Marie-Paule Schambacher, la responsable des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Masséna.

Le bureau national de la Fédération nationale des plus grands invalides de guerre à Paris était organisateur et généreux commanditaire de ce déplacement qui a aussi reçu le soutien financier du Conseil général des Alpes-Maritimes. Sur place à Nice, il était activement relayé par le bureau de section des Alpes-Maritimes/Monaco. Plusieurs membres de ce bureau étaient du voyage avec la délégation : André Bonny, président des PGIG de la section de Nice ; Pierre Malgogne, et Robert Seguin, deux vices-présidents ; le secrétaire général, Joseph Grammatico ; Jean Arandel, trésorier général de la section et administrateur fédéral ainsi que Mme Odette Bouttier, veuve d'un PGIG.

Dès son arrivée à Paris, la délégation se rendait rue Saint-Dominique à la réception offerte à l'occasion de la fête nationale, dans les jardins de l'Hôtel de Brienne (ministère de la défense). Elle y trouva le président de la République, Jacques Chirac et Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, ainsi que le Premier ministre Dominique de Villepin et des membres du gouvernement.

Au cours des propos échangés, le président Chirac a chaleureusement salué « cette belle jeunesse niçoise aux petits soins pour accompagner de grands invalides de guerre ».

Ces quelques paroles allaient à l'essentiel, puisque le devoir de mémoire se concrétisait par une rencontre prolongée avec de grands mutilés dont le message était un témoignage : même gravement blessé, la vie vaut d'être vécue, elle peut être belle, féconde, elle garde tout son sens et n'est pas anéantie malgré le handicap. La visite de l'Institution des Invalides et le repas qui y fut partagé avaient là toute leur signification.


Voir défiler les élèves des écoles de sous-officiers et d'officiers ainsi que les militaires en service dans diverses unités du pays, alors que l'on est assis auprès d'anciens militaires meurtris par les conflits auxquels ils ont participé prend un tour singulier. Ce n'est plus seulement une parade spectaculaire et étincelante. C'est tout le sens d'un réel "service" de la patrie qui se révèle avec force sans qu'aucune parole édifiante ne soit prononcée !

Au programme de ce séjour : balade sur la Seine en Bateau-mouche avec le spectacle d’un fabuleux feu d'artifice ; visite de Paris en car avec commentaires et visite guidée de l'Hôtel de ville de Paris.

De grands et agréables moments dans la vie d'un étudiant.

Un grand pas franchi dans la prise de conscience citoyenne !


RETOUR À LA PAGE D'ACCUEIL