
• Ils rendent hommage à tous les morts tombés au Champ d’honneur,
• Ils y puisent une part de l’énergie et de la force d’âme nécessaire à la vie d’un grand handicapé.
"
Devant la
dalle sacrée et la tombe du soldat inconnu sur laquelle
brûle cette Flamme « comme l'âme du mort
résurgente », pour reprendre l'expression de
Gabriel
Boissy, journaliste présent au premier allumage de la
Flamme, on
ne peut s'empêcher d'associer aux morts au champ d'honneur,
la
souffrance elle aussi résurgente de tous ceux qui ont perdu
une
partie d'eux-mêmes sur un champ de bataille."
(Général de corps
d’armée Jean
Combette, président de La Flamme sous l’Arc de
triomphe).
Voulu par Napoléon 1er, achevé sous Louis-Philippe une trentaine d'années plus tard, les noms qui tapissent les murs intérieurs de l'Arc de triomphe de Paris sont là pour rappeler aux visiteurs les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire. Des plaques commémorent, entre autres, la proclamation de la République en 1870, l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. Elles évoquent aussi le souvenir des combattants et résistants de la Seconde guerre mondiale et ceux des guerres d'indépendance.
La belle initiative d'un journaliste
En 1923, Gabriel Boissy, journaliste à l'Intransigeant, lance l'idée reprise par des intellectuels d'une Flamme du Souvenir sur la Tombe du soldat inconnu, aussitôt approuvée par une opinion publique marquée par l'hécatombe de 1 500 000 hommes, jeunes pour la plupart.
Le 11 novembre de la même année, la Flamme est allumée pour la première fois. Depuis, même aux heures les plus sombres de notre Histoire, le cérémonial est maintenu : la Flamme est ravivée chaque soir par des associations soit d'anciens combattants soit par des organismes dont le civisme est notoirement reconnu.
Le Comité de la Flamme - aujourd'hui dirigé par le général Combette - veille, depuis sa création, au bon déroulement de la cérémonie.
vv
| L'hommage de la République aux Plus grands invalides de guerre | |
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Il a
d'emblée
paru légitime aux Autorités de confier le
Ravivage de la
Flamme du 14 Juillet à la Fédération
nationale des
plus grands invalides de guerre. Pour la première fois dès le 14 juillet 1924, plus de 3000 grands mutilés sont présents devant une foule innombrable de parisiens venus leur témoigner leur reconnaissance dans une ferveur républicaine partagée. |
Présentation de hauts lieux de notre Histoire
Si la participation au Ravivage de la Flamme, le jour de la Fête nationale, forge au cœur de ces lycéens un souvenir indélébile par la richesse incomparable du message qui se dégage de la cérémonie et par l’intensité de l’émotion que tous ressentent, d’autres points du programme offerts par la fédération à ces jeunes sont de nature à fortifier une conscience citoyenne élevée.
La qualité des réalisations de ces dernières années témoigne de la volonté des PGIG d’être d’actifs artisans du devoir de mémoire :
• Rencontre avec le Président de la République au Palais de l’Élysée ou à l’Hôtel de Brienne (ministère de la défense)Ces repas ont toujours un impact très fort auprès des lycéens. Ils permettent des échanges informels certes, mais de grande qualité et d’une réelle intensité. Le titre « Plus grand invalide de guerre » qu’ils découvrent avant leur voyage les intimide sans doute. Mais lorsque apparaît l’homme, son histoire, sa personnalité, son handicap et sa manière de le surmonter, il s’opère une osmose. Les dialogues sont très ouverts, directs et simples. Les jeunes hôtes des PGIG sont le plus souvent bouleversés par ce qu’ils découvrent. Les lettres qu’ils écrivent de chez eux par la suite disent combien ils ont été interpellés par ces rencontres et ne pas pouvoir les oublier !
Après toutes ces heures de communion à la mémoire collective nationale, les témoignages reçus tant des professeurs que des élèves persuadent les PGIG de la pertinence de leur action et de la nécessité de la prolonger tant qu’il leur possible.
En voici quelques-uns parmi bien d'autres :
- Dans l'une des tribunes, le long des Champs-Élysées, lors du défilé des armées : « ...Nous voici installés, et déjà, à quelques rangées, on perçoit les premiers invalides de guerre qui viennent prendre leur place. Certains sont très jeunes, si jeunes que cela paraît vraiment injuste.
Voir le défilé de ses propres yeux a été très émouvant, mais pouvoir en discuter avec des invalides, encore plus. »
Natacha et Stéphane
- Après avoir partagé le repas des pensionnaires de l'Institution nationale des Invalides : « ...Un déjeuner très intéressant, face à des pensionnaires qui ont beaucoup à raconter mais qui racontent avant tout avec simplicité et humour malgré l'horreur qu'ils ont vécue. Ce sont à mon avis des "Grands Messieurs" qui offrent une belle leçon de vie. »
Tatiana et Aurélie
- Au terme du séjour : « ...Ces deux jours nous ont permis de connaître les difficultés du maniement des fauteuils roulants et les aménagements mal adaptés aux handicapés. Mais surtout, ils nous ont permis de rencontrer des personnes formidables que nous aurions plaisir à retrouver... »
Caroline, Sophie et Tiphaine
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