| Première partie de 1922 à 1927 |
Troisième
partie de 1938 à 1948 |
Quatrième
partie de 1949 à 1972 |
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1928 Le rapport financier à l'assemblée générale du 6 mai montre que les finances de la Fédération s'améliorent, ce qui permet d'accorder davantage de secours, mais il y a encore à faire pour accroître les recettes. Un homme de cœur, le colonel Guillaume, a entendu cet appel discret. Il organise avec le concours du quotidien Le Petit Parisien, un magnifique gala à l'Opéra comique, sous la présidence d'honneur du président de la République, entouré des plus hautes autorités françaises et étrangères. Le succès dépasse toutes les espérances. D'autre part, le sympathique et regretté colonel Picot, président des « Gueules cassées », remet à notre Fédération une somme rondelette provenant d'une vente de programmes au cinéma Marivaux. Le Grand Invalide de novembre reproduit un impressionnant article de Roland Dorgelès paru dans le quotidien Le Journal. Dorgelès a calculé avec des renseignements sûrs et précis qu'il faudrait 11 jours entiers et 11 nuits entières, sans une pause, sans un arrêt, pour passer en revue un défilé des quinze cent mille Français morts sur les champs de bataille de 1914 à 1918. Qui oserait soutenir le regard de ces revenants, conclut Le Grand Invalide. M. Louis Marin quitte la rue de Bellechasse le 28 novembre. La Fédération rend un chaleureux hommage au ministre et le remercie pour tout ce que lui doivent les Plus Grands Invalides de Guerre. |
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Les grands moyens ont été parfois utilisés pour tenter de porter secours aux cas les plus douloureux des victimes de guerre. Mais les blessés eux-mêmes n'ont pas manqué d'imagination pour apporter leur contribution à cette recherche. |
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La voiturette irrenversable... s'est renversée ! 1929 L'assemblée générale de la Fédération du 14 avril ouvre sa séance par une minute de silence à la mémoire du maréchal Foch. La Fédération des Plus Grands Invalides était représentée à ses obsèques, le 26 mars, par son conseil d'administration. De très nombreux anciens combattants étaient présents au dernier hommage rendu au grand chef des armées alliées. Au cours de cette même assemblée générale, le trésorier général Marcel Laloy constate avec satisfaction que, sous l'impulsion du Président Démogé, les finances de la Fédération ne lui donnent plus de soucis. Un second gala organisé par l'infatigable colonel Guillaume, à l'Opéra comique, le 13 mai, et de nouveau présidé par le président de la République, obtiendra le même succès que celui de 1928. Les grandes questions en suspens font l'objet de débats passionnés à l'assemblée générale : Rajustement des pensions, loi Loucheur (H.B.M.), décorations. Le rapport de Capy sur l'appareillage est instructif. Il signale entre autres, avec humour, que le prototype de voiturette irrenversable s'est renversé sur son inventeur à la première démonstration devant la commission supérieure de l'appareillage ! Émile Gos, administrateur fédéral et président de la section champenoise, est désigné comme délégué à la propagande. Il se distinguera par la formation de 18 sections de province. René Dandieu, administrateur fédéral et président de la section Lot-et-Garonne en formera lui-même huit. L'assemblée a élu administrateur Maurice Dormann, député, grand mutilé des deux membres inférieurs. |
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1930 Le secrétaire général Pierre Régnier est obligé d'interrompre ses activités pour raison de santé. Il faut admirer le courage de ce très grand mutilé qui, sur sa mauvaise et lourde voiturette à pneus pleins de l'époque, avait à parcourir plus de 4 km pour se rendre au siège et autant pour revenir aux Invalides, où il était pensionnaire depuis 1917. Pour raison de santé également, Berrier, vice-président ; pour la même raison, Laloy, trésorier ; Dousteysier, son adjoint, suspendent leurs fonctions. D'autre part le président Démogé ne peut qu'assister aux séances hebdomadaires du comité directeur en raison de ses lourdes occupations personnelles. Le conseil d'administration décide de créer un poste de directeur administratif bénévole et de le confier à Gauriault, qui accepte, après avoir beaucoup hésité, car il a lui-même ses occupations et tout est à remettre sur pied au siège y compris la rénovation du Grand Invalide. Maurice Dormann, membre de la Fédération, est nommé ministre des Pensions en décembre. Il n'y reste hélas ! qu'un mois, c'est l'époque de la valse des gouvernements ! Un match de football Arsenal Club de Londres - Racing Club de Paris s'est déroulé à Paris au profit des P.G.I.G. Ce match aura lieu chaque année le 11 novembre jusqu'en 1958, interrompu seulement pendant la guerre 1939-45. M. B. Lévy, président du R.C.P., mort au champ d'honneur en 1940, a été remplacé après la guerre par M. A. Dehaye. |
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1931 Notre camarade Dormann, membre de la Commission de l'Armée, de la Chambre des députés, entreprend une action en vue d'accorder un grade supplémentaire dans l'ordre de la Légion d'honneur aux grands mutilés de guerre bénéficiaires des articles 10 ou 12 de la loi du 31 mars 1919. Le colonel Picot, président des Blessés de la Face, organise une grande tombola La Dette. Les principaux lots sont dix avions, mille autos grand luxe, des milliers de motocyclettes, etc. Le succès est considérable. Le résultat assoit les finances des « Gueules cassées », des « Aveugles de guerre", des « Plus Grands Invalides » et des « Ailes brisées ». Le président Démogé faisait partie du comité d'organisation. Le président de la République, M. Doumer, qui a perdu quatre fils, à la guerre, reçoit le 8 juillet avec une émotion intense, une délégation des Plus Grands Invalides, conduite par le président Démogé. Pour raison de santé, Léon Démogé donne le 13 octobre sa démission de président de la Fédération. Réuni d'urgence, le conseil fédéral élit président le capitaine Julienne et compose comme suit le comité directeur : vice-présidents, Régnier, Berrier, Capy ; secrétaire général Legendre ; trésorier général Laloy ; directeur administratif, Gauriault. Notre camarade Etienne Millot, avocat à la Cour, est nommé conseiller juridique de la Fédération. Sa première préoccupation sera de défendre devant les tribunaux la cause des paraplégiques et autres très grands mutilés qui ont obtenu le bénéfice de l'article L. 18 double, grâce aux efforts de Pierre Régnier. Le docteur Ripert, médecin de l'Office départemental des mutilés et membre de la Commission supérieure d'appareillage, est désigné comme médecin conseil de la Fédération. |
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1932 La Fédération déménage pour la cinquième fois. Elle quitte la rue St-Louis-en-l'Ile pour s'installer, le 1er février, 18, rue Fabert (Esplanade des Invalides). Elle y restera cinq ans, jusqu'au moment où les locaux seront devenus insuffisants en raison du développement des services du secrétariat. L'action de Dormann appuyée par la Fédération a porté ses fruits. La loi du 2 janvier 1932 accorde un grade supplémentaire dans la Légion d'honneur aux grands mutilés à plus de 100 % pour blessures reçues en combattant l'ennemi, le traitement afférent à ce grade n'est toutefois pas admis. Le conseil fédéral du 19 mars confie à Pierre Régnier l'intérim de la présidence de la Fédération, la santé du président Julienne étant sérieusement ébranlée. |
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Les activités de notre Fédération, le caractère nouveau de son journal Le Grand Invalide, ses travaux, ses interventions, provoquent un afflux d'adhésions nouvelles, une centaine par mois, malgré la rigueur des conditions de recrutement. Alexandre Berrier, vice-président, meurt en juillet des suites de ses terribles mutilations. Jusqu'au bout, notre charmant et dévoué camarade s'est intéressé au travail de la Fédération. Tous ses amis le pleurent. Pierre Julienne donne en octobre sa démission de président fédéral pour raison de santé. Le conseil d'administration élit à l'unanimité Pierre Régnier pour lui succéder. Une ère nouvelle, qui durera 35 ans, s'ouvre pour la Fédération. Etienne Millot est élu secrétaire général en remplacement de Henri Legendre élu vice-président. Depuis longtemps la Fédération proteste contre les injustices dont sont victimes les grands invalides. La confédération nationale des anciens combattants désigne une commission pour étudier le problème, elle est composée de : Jourdan et Quart, de L'Union fédérale ; Maillard, de la Semaine du combattant ; Pérès, de la Fédération des Amputés ; Gauriault, des Plus Grands Invalides. |
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1933 M. Miellet, qui a été nommé ministre des Pensions en décembre 1932, attache P. Régnier à son cabinet. Régnier s'inspire des travaux de la commission de la confédération pour convaincre le ministre qu'il y a lieu de déposer un projet de loi instituant un statut des grands mutilés de guerre. Les premières promotions au grade supplémentaire dans la Légion d'honneur des Plus Grands Invalides blessés devant l'ennemi commencent à être publiées au Journal Officiel. Pour la seule année 1933, 1.459 membres de la Fédération ont été promus. Il est question en haut lieu de réduire la pension des invalides occupant un emploi. La Fédération envoie à tous les parlementaires un rapport faisant savoir qu'elle s'oppose énergiquement à tout projet qui toucherait au droit à réparation. Pour la première fois le congrès de la Fédération est suivi d'un banquet. Il se tient à l'hôtel Lutetia le 7 mai, à 20 h 30, sous la présidence de M. Miellet, ministre des Pensions. Trois jours plus tard, le Sénat discute le budget. M. Miellet réplique sévèrement aux critiques du rapporteur de la commission des Finances qui estime que le personnel de l'Institution des invalides est trop nombreux. Si vous saviez comme moi, dit-il, ce que sont les pensionnaires de l'Institution et les soins journaliers qu'exigent leurs glorieuses blessures, vous ne trouveriez pas excessif le nombre des infirmières. Notre camarade Piot, conseiller à l'ambassade de France à Bruxelles, fait parvenir à la Fédération un état comparatif des pensions de guerre. On y découvre que les pensions françaises sont inférieures aux pensions belges d'environ 30 à 40 % selon les catégories. D'autre part les mutilés graves des deux jambes sont aidés pour acquérir une petite auto et reçoivent une allocation de 25 litres d'essence par mois. Les invalides belges ont droit aux soins gratuits, même pour les affections n'ayant aucun rapport avec la guerre. |
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1934 Georges Rivollet, secrétaire général de la confédération des anciens combattants, devient ministre des Pensions en février. Sa première visite aux associations est pour le comité directeur de la Fédération des Plus Grands Invalides, le 21 février. Mort du « Roi chevalier » Albert 1er de Belgique. À la tête d'une délégation, notre camarade E. Millot représente notre Fédération aux obsèques. Tout au long de cette année 1934, il sera beaucoup question du projet de statut des grands mutilés. Les commissions, les sous-commissions, les audiences, se succèdent sans arrêt. M. Doumergue, président de la République, promet formellement à une délégation d'associations de grands invalides que le projet sera soumis au Parlement. Une commission officielle est enfin nommée pour mettre le projet au point. Elle est présidée par M. Charles Valentino, conseiller d'État, directeur au ministère des Pensions. En sont membres : MM. Miellet, Dormann, Salette, députés ; M. Thoumyre, sénateur ; les docteurs Balthazard, Bathery, Proust, Lemaître, Pilod, Jaude ; nos camarades Amblard, Gauriault, Girard, Jourdan, Penquer, Pérès, Régnier ; trois représentants du ministère des Pensions ; un représentant du ministère des Finances. Sa première séance eut lieu le 13 juillet, suivie de beaucoup d'autres. Après bien des discussions, la commission aboutit à un projet qu'il fallut ensuite défendre contre certaines machinations dont les victimes auraient été les mutilés les plus atteints. |
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1935 Au cours de la discussion au Sénat, MM. Thoumyre et Taurines eurent à lutter contre les restrictions demandées au projet de statut des grands mutilés par la commission des Finances et qui tendaient, notamment, à ne pas en accorder le bénéfice aux grands invalides fonctionnaires. La loi du 22 mars 1935 fut enfin votée par la Chambre des députés dans les conditions établies par la commission officielle : un nouveau pas était accompli pour l'amélioration du sort des grands invalides. Au cours du congrès du 27 mai 1935, le président Régnier et le directeur administratif Gauriault furent remerciés de leurs efforts. À la fin du banquet, le ministre des Pensions remit à Gauriault la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Nos sections ont apporté une contribution efficace en intervenant auprès de députés et sénateurs de leurs régions, ils en sont également remerciés par le président Régnier. Grâce à nos camarades de la belle section des Alpes-Maritimes, alors présidée par Jules Lairis, une maison de repos est mise à la disposition des membres de notre Fédération par M. Jean Médecin, député-maire de Nice, la villa « Mezzo Monte », située au flanc de la colline de Cimiez. Elle fonctionnera jusqu'à la guerre 1939-45, à la grande satisfaction de nos camarades. Marcel Laloy, vice-président fédéral, meurt en août 1935 à l'Institution des Invalides après une courte maladie. Grand paraplégique, musicien dans l'âme, il était devenu Maître de chapelle à l'église Saint-Louis-des-Invalides. Le règlement d'administration publique et les instructions ministérielles pour la mise en application de la loi du 22 mars 1935 paraissent au Journal Officiel du 29 août. Le Grand Invalide affirme sa technicité en traduisant en clair le style administratif de ces longs documents. La Fédération est de nouveau en deuil. Son trésorier général, Robert Dousteysier, paraplégique, est décédé le 17 octobre à l'Institution nationale des Invalides. Le conseil d'administration du 12 octobre avait élu notre camarade Etienne Millot vice-président ; celui du 14 décembre élit nos camarades Bourgeois, trésorier général ; René Villemin, trésorier adjoint ; Allilaire, secrétaire général. |
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3 %
puis 10 % de
prélèvement sur les pensions... Des
feuilles d'impôts
chez les pensionnés ...
Vous voulez imposer nos moignons comme des sacs de carottes ! 1936 Les associations de grands invalides sont reçues le 17 janvier par le ministre des Pensions, M. Henri Maupoil, pour lui faire savoir qu'elles s'opposeront au projet de création d'une caisse des pensions hors budget, si des garanties formelles ne sont pas données que, quoi qu'il arrive, les pensions de guerre seront intégralement payées. Finalement ce projet ne sera jamais appliqué, bien qu'il ait fait l'objet de textes officiels. Jules Lairis, président de la section des Alpes-Maritimes, est élu administrateur fédéral par l'assemblée générale du 24 mai. La France connaît des difficultés financières. Qui s'en étonnerait après une guerre aussi dispendieuse et meurtrière, qui fit perdre à notre pays une partie très importante de sa population jeune et active. Pour équilibrer son budget, le gouvernement a recours à des décrets-lois qui lui permettent d'opérer des prélèvements de 3 % puis de 10 % sur les ressources des Français, les salaires, les pensions ; celles des invalides de guerre n'y échappent pas. Mieux encore, un projet de décret modifie le code des impôts de telle sorte que les pensions d'invalidité, jusque-là exonérées d'impôt, seront passibles de l'impôt sur le revenu. Avant même que le décret ne soit voté, l'administration des Finances envoie aux intéressés la feuille d'impôt sur les pensions d'invalidité qu'ils ont perçues en 1935 ! Les associations réagissent avec indignation. Le Grand Invalide écrit : Comment ? l'impôt sur nos mutilations, proportionnel à nos souffrances ? Ah, non, il y a erreur, il est déjà payé, autre part qu'au guichet du percepteur, il est vrai. Vous voulez imposer nos moignons comme des sacs de carottes ! Il fallut, grâce à la compréhension de M. Rivière, alors ministre des Pensions, qu'une loi du 17 juin 1936 supprime cette incohérence, de même qu'il fallut une loi du 1er octobre 1936 pour que les invalides n'aient plus à supporter cette taxe de 13 % sur leur pension et sur le traitement de leurs décorations. L'année 1936 fut marquée par un important arrêt du Conseil d'État qui fit jurisprudence (affaire El Aïd) donnant satisfaction à l'intéressé qui demandait en application du barème des invalidités, que le pourcentage accordé pour les troubles névritiques du moignon s'additionne arithmétiquement au pourcentage d'invalidité de l'amputation. Cette affaire que Me Etienne Nouveau, président de la Fédération des Amputés, suivait de près, eut pour conséquence d'améliorer sensiblement la pension des amputés de guerre. Un projet est à l'étude en vue de combler certaines injustices contenues dans la loi du 22 mars 1935 qui a créé le statut des grands mutilés de guerre. Une commission est instituée à cet effet. Elle est présidée par M. Valentino, directeur au ministère des Anciens Combattants. Les associations de grands invalides y sont représentées par nos camarades Régnier, Nouveau, Amblard, Delporte, Gauriault, Jourdan. La hausse du coût de la vie inquiète à nouveau les grands invalides, les plus grands invalides en particulier. Régnier et Gauriault mènent une campagne dans « Le Grand Invalide » pour un rajustement des pensions de guerre. Le conseil d'administration du 12 décembre désigne Granon comme administrateur fédéral, président de la section des Alpes-Maritimes, en remplacement de Lairis, administrateur démissionnaire. Victor Daumont, président de la section des Côtes-du-Nord, est également désigné comme administrateur. |
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1937 Le président Régnier, alors qu'il rentrait d'une réunion à la Confédération des Anciens Combattants, est renversé avec sa voiturette par un automobiliste maladroit. Il est relevé avec une épaule démise et une fracture au col de l'humérus. Il se rétablit assez rapidement à la grande satisfaction de ses nombreux amis. La campagne menée depuis des années par la Fédération contre les sous-estimations d'invalidité des membres non amputés est enfin entendue. Une circulaire du 26 février 1937 précise que les majorations pour troubles névritiques (arrêt El Aïd) doivent être accordées le cas échéant aux impotents partiels ou totaux. Le nouveau film de Sacha Guitry Les perles de la couronne projeté le 11 mai au cinéma Le Marignan au profit de la Fédération des Plus Grands Invalides, au cours d'une soirée de gala, obtient un succès considérable. Le 21 octobre, le Comité d'Entente des Grands Invalides est définitivement constitué. Il est composé des associations suivantes : Amputés - Aveugles - Blessés de la Face - Blessés Crâniens - Blessés Multiples - Plus Grands Invalides. Pierre Régnier est désigné pour en être le secrétaire général. À vrai dire, l'entente entre ces groupements existait déjà depuis plusieurs années et ils avaient déjà entrepris des actions communes. Elles continueront d'ailleurs et dès les semaines suivant sa création le Comité d'Entente entreprend une série de meetings réclamant la revalorisation des pensions de guerre. Il est reçu par le ministre des Pensions, le ministre des Finances, le président du Conseil, le président de la République. Un décret du 18 décembre 1937 majore de 14 % les pensions principales des invalides et des veuves de guerre et de 6 % les allocations aux grands invalides. C'est là un premier et rapide succès du Comité d'Entente. La Fédération des Plus Grands Invalides déménage pour la sixième fois. Elle transporte son siège 13, avenue de La Motte-Picquet dans des locaux beaucoup plus vastes qu'elle occupe encore aujourd'hui. |
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| Le président Régnier et Gauriault (assis au sol), entourés des présidents de section, entrent dans le nouveau siège |
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