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14
juillet 2004
Un
émouvant 80e anniversaire
du
ravivage de la Flamme par les PGIG
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Ce 14 Juillet prenait des allures singulières puisqu'en cette année 2004 les plus grands invalides de guerre avaient l'honneur de raviver la Flamme sous l'Arc de triomphe pour la 80e fois. En, cette année 2004, la section de l'Hérault était à l'honneur pour ce geste de mémoire. Depuis maintenant une quinzaine d'années, des lycéens y sont étroitement associés. Aussi cette section avait-elle longuement collaboré avec le siège fédéral pour inviter une vingtaine d’étudiants du Lycée Notre-Dame-de-Nevers de Montpellier et organiser leur voyage et leur accueil. Attentifs, respectueux mais non moins fiers de leur jeunesse et du symbole qu'ils représentent, nos jeunes invités ont participé à la grande qualité de cette cérémonie du souvenir et de l'espérance. Un jeune homme
portait avec dignité le drapeau de la Flamme, six jeunes filles
et
trois garçons accompagnaient les dépôts de gerbe ;
deux autres jeunes
assistaient ceux qui élevèrent la Flamme.
3photos |
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| Cette
année, il revenait au président de la section de
l'Hérault et des
départements avoisinants, Charles Deygas (à d)
associé à notre camarade André
Auberger (à g), président de la fédération Handisport, d'accompagner le
président fédéral pour l'acte symbolique. Par tradition, notre cortège était précédé par l'Étendard des Invalides et sa garde ainsi que par le drapeau de la FNPGIG, tenu par notre très fidèle porte drapeau attitré André Féjoz, accompagné d'une cinquantaine de porte-drapeau venus de toute la France. M |
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André Auberger (à gauche) Charles Deygas (à droite) André
Féjoz
Porte drapeau fédéral |
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Outre le général d'armée Hervé Gobilliard représentant madame Alliot-Marie, ministre de la Défense, et qui, en tant que gouverneur des Invalides, nous accompagne traditionnellement, nous étions honorés des présences de M. Pierre Mayaudon, directeur de cabinet, représentant notre ministre, du médecin général inspecteur Christian Corbé, directeur de l'INI, de Mme Odette Christienne, adjointe chargée des anciens combattants, représentant le maire de Paris, de M. Guy Collet, directeur général de l'ONAC. Parmi les nombreuses associations représentées, on pouvait noter la présence de Jacques Goujat, président de l'UFAC, André Maurin, président de l'AMYG, le général Franque et André Matzneff au titre de l'UBFT. Qu'il nous soit pardonné tous ceux que nous oublions mais l'affluence était grande. Sous les applaudissements traditionnels d'une foule anonyme mais reconnaissante, le cortège remontait le haut de l'avenue des Champs-Élysées jusqu'à la Dalle sacrée au son de la marche consulaire, exécutée par la musique de la Légion étrangère d'Aubagne. |
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Le
général Gobiliard
Monsieur MayaudonLe
général Corbé
Madame Christienne |
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En tête, le drapeau de notre fédération et une cinquantaine de drapeaux d'associations du monde combattant suivis des gerbes portées par Mme Annick Gennerat, veuve de guerre, et huit lycéens. Puis l'Étendard des Invalides et sa garde précédaient une trentaine de camarades en fauteuil roulant poussés qui par un proche, qui par un bénévole. |
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Enfin, les administrateurs et invités, auxquels s'étaient joints notamment monseigneur Jean-Pierre Brard, aumônier de Saint-Louis-des-Invalides, et le médecin-chef des services Michel Peghini, chef du service des pensionnaires à l'INI, précédaient la foule des anonymes, tous ceux qui, spontanément, souhaitaient communier avec les grands invalides de guerre. |
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La mise en place terminée, le cérémonial pouvait commencer. Le général de corps d'armée Jean Combette, président du comité de la Flamme, conduisait le rituel de l'hommage aux morts avec tact et harmonie, prononçant un discours remarqué. En cette année d'anniversaires, nous tenions à remercier les nations étrangères qui avaient répondu à notre invitation : la République fédérale d'Allemagne, le Royaume de Belgique, le Canada, les États-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, la Fédération de Russie. Chaque représentant put déposer, sur le tombeau du Soldat inconnu, une couronne qui de bleuets, qui de coquelicots. En ami de la fédération, le docteur Pierre Tajfel déposait une gerbe de la « Douleur ». |
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Des pensionnaires du Royal Chelsea Hospital, le pendant britannique de notre prestigieuse Institution nationale des Invalides, déposaient une gerbe de coquelicots. Enfin, entourée d'un couple de lycéens, Mme Annick Gennerat déposait, avec l'aide du président fédéral, une gerbe au nom de la FNPGIG. |
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À certains moments, une émotion collective envahissait l'atmosphère, étreignait les poitrines, empreignait les visages. Tant de souffrance mais aussi tant d'espoir ! Comment remercier à la hauteur ? |
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Alors qu'un vent tenace emportait les dernières notes de la musique de la Légion étrangère, l'après-midi ensoleillée s'étirait lentement. La cérémonie s'achevait par les traditionnelles poignées de mains. |
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Sans doute, nos jeunes hôtes resteront à jamais impressionnés par cet acte de mémoire. Ils n'oublieront pas la solennité du cérémonial, la dignité des grands invalides, le recueillement de la foule massée sous l'arche majestueuse. Ils entendront longtemps résonner le chœur des petits chanteurs de la chorale Saint-Louis dirigée par Ariel Alonso. Soyons assurés qu'ils ne pourront garder pour eux ces instants lourds de sens. Futures forces vives de la Nation, ils sauront transmettre partout et en tous lieux le message de courage, de détermination et d'espérance que leur ont délivré les Plus grands invalides de guerre en ce 14 juillet 2004. Tous ceux qui, en nombre, ont accompagné la fédération dans ce 80e anniversaire sont ici chaleureusement remerciés. |
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