RETOUR À LA PAGE D'ACCUEIL
Cliquez sur l'une des photos pour la voir en grand format.
 |
Des élèves du
Lycée en Forêt
(Montargis)
hôtes de la FNPGIG
à l'occasion du
14 Juillet 2006 |
 |
Voici maintenant près de vingt ans que la fédération renouvelle, chaque année, la même
action de mise en œuvre du devoir de Mémoire.
Avec
la collaboration active d'un président de section, elle
invite une vingtaine de lycéens à venir passer
près de trois jours
auprès des PGIG à l'occasion des festivités de
notre fête nationale. Ce jour, en effet - et depuis 84 ans - lui
est confié le ravivage de la Flamme sacrée qui
brûle sur le tombeau du soldat inconnu.
Cette
année 2006, c'est André Toquet, président des PGIG
de la
section "Loiret-Gâtinais", qui était porteur de
l'invitation fédérale.
Il s'est adressé au proviseur du Lycée en Forêt de
Montargis qui lui
a réservé le meilleur accueil. C'est ainsi qu'une
vingtaine d'élèves de terminale ES se sont rendus
à Paris du 13 au 15 juillet 2006
Pour relater cet évènement, nous nous inspirons de l'article publié dans le quotidien local : L'Éclaireur du Gâtinais.
Des lycéens montargois sur les Champs avec Jacques Chirac
 |
Les jeunes Montargois viennent de vivre des événements uniques. Invités
par le Ministre de la Défense, les 21 élèves - accompagnés des
invalides de guerre, du proviseur Mme Paré et des professeurs M. et Mme
Lévy - se sont rendus à l'Hôtel de Brienne (siège du ministère de la
Défense). Après avoir assisté au discours de Jacques Chirac, les plus
chanceux ont pu échanger quelques mots et prendre des photos en
compagnie du président de la République, de Dominique de Villepin et de
tous les membres du gouvernement alors présents. |
| Bien avant cela, la journée avait commencé par une visite de l'Hôtel de
ville de la capitale en fin de matinée, tandis que l'après-midi était
marqué par une visite de l'Institution nationale des Invalides (INI). |
 |
 |
Un
14 Juillet inoubliable !
Vendredi était de loin la journée la plus chargée.
Levé très tôt, le groupe s'est rendu sur les Champs-Élysées afin
d'assister au défilé national. « Invités personnellement par M. le
Président de la République, M. Chirac, nous avons pu admirer les
différentes forces que regroupe la grande famille de l'armée française
mais aussi assister aux premières loges, confortablement installés dans
une tribune officielle, à l'un des événements les plus spectaculaires
du pays », confie Kevin Laborde, parmi les élèves. « Beaucoup d'entre
nous ont été très enthousiastes ». |
| Après un nouveau déjeuner à l’INI en compagnie des plus grands
invalides de guerre, le groupe s'est rendu au tombeau de Napoléon
Bonaparte et au Musée de l'armée. Par la suite, il a bénéficié d'une
visite guidée en bus de la capitale, avant de se rendre à la cérémonie
de « ravivage » de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc
de Triomphe. La cérémonie terminée, l'ensemble des
invalides et le groupe de lycéens se sont rendus sur un bateau-mouche
pour dîner. « Une soirée inoubliable pour nous, jeunes gens, qui avons
pu discuter toute la soirée avec les membres de la fédération et tisser
quelques liens », témoigne Kévin. Parti du pont de l'Alma, le groupe a
parcouru la Seine toute la soirée pour se retrouver face à la tour
Eiffel et assister au feu d'artifice tiré du champ de Mars ! |
 |
 |
Sous l'Arc de Triomphe
Le 14 juillet en fin d'après-midi, les lycéens
montargois ont formé un cortège avec leurs hôtes en chaises roulantes,
sur l'avenue des Champs-Élysées où la circulation était interrompue.
Moments très forts et spectaculaires : les élèves ont accompagné leurs
aînés « cassés » (comme ils le disent eux-mêmes) jusqu'à l'Arc de
Triomphe.
Sept lycéens ont eu l'honneur de déposer une gerbe en
accompagnant les invités de différents pays (Allemagne, Belgique,
Espagne, Russie, États-Unis et Grande-Bretagne) jusqu'à la tombe du
soldat inconnu.
C'est André Toquet (administrateur des Plus grands
invalides de guerre dans le Loiret) qui fut cette année désigné pour
raviver la flamme. Un grand honneur pour cet habitant de Douchy, à
l'origine de ce projet. L'ensemble de la délégation montargoise le
remercie d'ailleurs vivement, notamment pour les instants d'intense
émotion, parfois poignants. |
| Avant le retour montargois, la journée du 15 juillet était marquée par
la visite d'une partie du Château de Versailles, dédiée au Hameau de la
reine Marie-Antoinette, une nouvelle fois en compagnie de quelques
grands invalides de guerre. |
 |
 |
Le courage des invalides
Les
lycéens ont été choisis par la Fédération nationale des plus grands
Invalides de Guerre (FNPGIG) pour leur engagement d'élèves sur les
traces de l'Histoire, notamment ses épisodes les plus sombres. L'an
passé, leur professeur Daniel Lévy les avait d'ailleurs emmenés à
Auschwitz et Terezine.
Des échanges enrichissants ont ainsi été suscités, permettant à ces
jeunes et à leurs professeurs de prendre contact avec un monde qu'ils
connaissent mal : celui des grands blessés de guerre. Nous avons
découvert avec étonnement le courage de ces invalides. Nous avons
admiré leur dynamisme, leur énergie, et leur sérénité. En somme, une
leçon de vie. |
Crédit photographique : Lycée en Forêt
Après ces trois journées intenses, les lycéens ont écrit :
- La joie de vivre des invalides
que nous avons rencontrés montre que même si un jour on
pense que tout s'écroule, les
valeurs, elles, restent. Les invalides que nous avons rencontrés
croyaient en elles, et elles leur ont permis de faire face aux
épreuves qu'ils ont traversées. Pauline Absolu
- Bonjour. Merci beaucoup
aux personnes invalides
qui nous ont offert la possibilité de passer trois jours dans la
Capitale. Ce séjour à leur côté était
très agréable et enrichissant d'un point de vue humain.
Merci à ceux qui surmontent leur handicap grâce à
une joie de vivre extraordinaire et exemplaire. Vous nous aurez
montré que l’on peut profiter de la vie même avec un
corps meurtri. Audrey Dubois
-
Je tiens tout d'abord à adresser un grand merci à
la Fédération Nationale des plus Grands Invalides de
Guerre. Les témoignages dont nous avons
bénéficié étaient vivants, poignants et
émouvants. Ils ont sacrifié de leur jeunesse et de leur
vie, pour que la nôtre soit heureuse et en paix.
Jamais je n'oublierai leurs
récits qui donnent à l'Histoire une autre dimension,
celle de l’expérience humaine , des souvenirs
mêlés à une émotion forte et
d’échanges intenses. Cette rencontre nous a permis
d'apprécier le regard de ces hommes sur notre époque et
ce à quoi ils ont dû faire face, parfois même avec
les armes.
Merci pour cette belle leçon
d'humanité et d'humilité qui nous a prouvé que
même quand la vie semble cassée, on peut vivre des moments
intenses.
Julien Le Révérend
-
Ce ne sont pas des personnes aigries ni même
attristées par leur sort que nous avons rencontrées. Bien
au contraire, vous continuez à vivre sereinement. C'est un grand
message d'humanité mais surtout d'espoir que j'ai reçu. A
travers cette rencontre, j’ai pu faire la part de ce qui est
important et ce qui l'est moins. L'espoir et le courage seront les deux
mots que je retiendrai de cette rencontre forte et enrichissante. Marjorie Vatan
-
Bonjour. Les 4 jours accompagnés des invalides
m’ont donné une autre image du handicap.
C’était la première fois que je me trouvais avec
autant d'handicapés mais je me suis très vite
adapté. A plusieurs reprises, ils ont su montrer leur joie de
vivre. Ils ont voulu nous faire passer un message très fort :
une leçon de vie et de courage. Thibaud
-
Durant ce séjour nous avons rencontré des personnes
formidables qui, malgré leur handicap, continuent de vivre
normalement et dans la joie. J'éprouve un profond respect pour
toutes ces personnes que nous avons rencontrées et qui se
battent pour vivre.
Un autre souvenir
inoubliable et émouvant sera celui de la cérémonie
de ravivage de la flamme. Le défilé du 14 juillet restera
lui aussi un de nos plus grands souvenirs et en particulier lors
du défilé de la garde républicaine et de celui des
chars.
Mais ce qui m'a le plus
marqué, ce sont toutes ces personnes à
l'Institut des Invalides qui sont abandonnés par leurs
proches et du monde extérieur et qui souffrent autant
physiquement que moralement. Cela restera le plus marquant de mes
souvenirs.
Nous remercions les organisateurs
et les accompagnateurs de ce séjour qui restera pour nous tous
un souvenir impérissable. Laurent Clain
-
J’ai été surpris de voir que ces Grands
Invalides de guerre voulaient parler de choses et d’autres avec
nous alors que je m’attendais surtout à une discussion sur
leur vie d’invalides ou autre… J’ai surtout vu
des personnes qui voulaient rencontrer des jeunes : pour ma part,
je pense avoir compris que, malgré leur handicap, ils
parviennent à vivre tout simplement. Merci pour cette grande
leçon et ces moments forts en émotion. Maxime Lefèvre
-
J’ai été surprise de voir le caractère
de ces grands invalides. Les échanges sont possibles
malgré les différences d’âge. Ils m’ont
appris que, malgré un lourd handicap, on peut vivre et se sentir
à l’aise. C’était une grande leçon.
Christelle Driard