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La forêt suédoise

La forêt est une des principales ressources naturelles de la Suède. La production de papier représente plus de la moitié de la valeur ajoutée et des exportations de l’industrie forestière suédoise. 

La période de croissance est l’époque de l’année où la température ambiante dépasse +5°C. Dans le sud du pays, elle commence presque deux mois plus tôt que dans l’extrême nord.

Les quatre zones de végétation sont la zone alpine/subalpine, caractérisée par l’absence d’arbres ou des peuplement de bouleau, la zone boréale dominée par des conifères tels que le pin et le sapin de Norvège, la zone semi-boréale, comportant un mélange de conifères et de feuillus tels que le chêne, hêtre, frêne, tilleul et érable, et la zone tempérée dominée par des feuillus. 
 
 

Attendre 130 ans avant de couper !

Depuis les années 1920, le volume sur pied des forêts suédoises a augmenté de plus de 60%. L’accroissement annuel est actuellement de plus de 100 millions de m3 sur pied. Les conifères représentent environ 85% du volume sur pied. Près de trois quart des terres forestières suédoises sont de type morainique, argile, sable, gravier, et blocs déposés par les glaciers, et plus de 15% de type sédimentaires. La fertilité chute fortement du sud au nord, elle est de quatre à cinq fois plus élevé dans le sud. La période de révolution forestière, c’est à dire le nombre d’année entre la plantation et l’abattage, et de 60 à 100 ans dans le sud, et de 70 à 130 ans dans le nord
 
 

La forêt de l'Angermanland, une forêt  presque vierge

Bien que la Suède ait une faible densité de population, ses forêts portent la trace de ‘activité humaine qui s’y poursuit depuis des siècles. Ce n’est que dans les régions intérieures du nord comme l'Angermannland qu’il existe encore des milieux forestiers  relativement intacts. Beaucoup sont protégés du fait qu’ils font partie des réserves ou des parcs nationaux. Leur caractère originel a ainsi été préservé pour les générations futures.
 
 

L'histoire

Dès le Moyen Âge, la forêt fournissait la matière première d’importants produits d’exportation suédois. Pendant des siècles le goudron de bois, la poix et la potasse ont été des sources de revenus essentielles. En alimentant la production de charbon de bois, la forêt était par ailleurs un facteur indispensable de l’activité industrielle. La forte pression démographique au XIXe siècle a exercé une pression croissante sur la forêt suédoise. Des zones boisées on été défrichées pour faire place à une prolifération de petites fermes, Des éclaircies ont été pratiquées pour faire place aux herbages nécessaires à l’élevage de troupeaux plus importants.
 
 


 

Des agrico-sylviculteurs

Les particuliers sont la catégorie la plus importante de propriétaires forestiers en Suède. Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, la plupart des propriétaires forestiers étaient ds agriculteurs vivant sur leurs terres et combinant l’agriculture et la sylviculture. Depuis les superficies forestières occupées par ce type d’exploitation mixte sont tombées e plus de 9 millions à moins de 4 millions d’hectares. Jusqu’au année 1950, l’exploitation forestière était une activité entièrement manuelle et physiquement pénible. De nos jours, l’abattage est hautement mécanisé et s’effectue tout au long de l’année. L’objectif constant a été la mise au point de méthodes respectueuses e l’environnement. 
 
 

Des engagements écologiques respectés

La Suède possède de longue date une législation sur la propriété et la gestion de la forêt. En raison de son importance économique, la forêt fait l’objet de réglementations spécifiques depuis les lois provinciales du XIIIe siècle. La nouvelle politique forestière nationale est entrée en vigueur en 1994, elle intègre les engagements pris par la Suède lors de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), le sommet de la terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992. La préservation de la diversité biologique est un aspect clé de la nouvelle politique.
 
 

Droit de passage et de cueillette

La politique forestière suédoise pose en principe que, comme par le passé, la gestion des forêts restera placée sous le signe de la polyvalence. Les forêts doivent permettre aussi bien la chasse et la cueillette de champignons et de baies qu’une sylviculture active. Le traditionnel " droit de passage et de cueillette " suédois autorise chacun à se déplacer librement dans la nature et à y cueillir des champignons et des baies, quel que soit le propriétaire du terrain. C’est là un aspect important de la notion de polyvalence, mais qui suppose aussi un comportement responsable de la part du public. Ce droit est pour les Suédois une tradition précieuse, et un privilège dont ils abusent rarement. Dans le nord du pays, la minorité sami (Lapons) pratique l’élevage du renne dans les forêts en vertu de droits immémoriaux. La loi autorise les Samis à utiliser les terres appartenant à d’autres pour faire pâturer et protéger leurs troupeaux.
 
 

Tous en formation pour préserver la nature

La nouvelle politique forestière définit les principes de la responsabilité environnementale dans ce secteur. Cela impose notamment aux propriétaires et travailleurs forestiers d’acquérir les connaissances nécessaires pour prendre les mesures environnementales appropriées. Une vaste campagne de formation écologique et environnementale a été menée il y a quelques années. Elle a enregistrée plus de 100 000 participants, et elle a d’ores et déjà conduit à une gestion plus écologique de la forêt. Il existe depuis 1903 une loi qui impose la replantation et la culture de peuplements après une coupe définitive. La législation forestière actuelle contient des dispositions destinées à protéger les habitats forestiers essentiels pour la flore et la faune, certains feuillus de grande valeur (principalement le chêne, et le hêtre) les forêts de montagnes proche de la limite de l’arbre et les forêts humides. Des dispositions spéciales régissent par ailleurs environs 4 millions d’hectares de terres forestières à faible productivité non classées dans la forêt productive. Les habitats forestiers clés sont les nœuds d’un réseau écologique, tandis que les terres forestières humides et les terres forestières à faible productivité constituent souvent des corridors écologiques dans le paysage.

Informations sur la forêt suédoise publiées par l’Institut Suédois (Centre culturel suédois, 11 rue de Payenne, 75003 Paris)