Les tribulations des Capelson en Suède -
Octobre 2004
Le
chemin des écoliers
Sur le chemin
de l'école je me sens…
En pensant
à mes copains de classe je me sens…
Quand je pense
aux adultes à l'école…
Quand je pense
à la récré
Aller manger
à la cantine c'est…
Ecouter les
histoires…
Travailler le
suédois avec Trulle
Travailler les
mathématiques avec Matte
Faire du sport
Dessiner et
faire de la peinture
Ecouter de la
musique
Rester assise et
écouter
Non ce n'est
pas un poème.
Mais cela parle
tout de même de sentiments.
De ceux de
Téa vis-à-vis de son école.
Car ici, on
ne s'inquiète pas
De la
vitesse
De la
comparaison
Ni du par coeur
Mais de
l'envie
Alors les
professeurs questionnent les enfants
et rencontrent
régulièrement les parents.
On peut
cocher pour chaque question
Le visage
à la grimace
Celui qui balance
Ou celui qui
sourit
Et devinez ce
qu'à répondu Téa ?
Solution
: Onze "sourire" et une "balance"... quand il faut "Rester assise
et écouter"…

La
route des gigots
Si nous
étions tombés par malchance en panne ce samedi
après-midi sur la route 346 qui traverse la forêt entre
Eden et Röån nous ne serions pas mort de faim
immédiatement.
D'abord parce
que Nina a investit dans un téléphone portable. On ne sait
jamais. Etant donné le trafic des plus réduits dans les
forêts suédoises, la recrudescence d'ours en quête
de protéines avant leur longue hibernation hivernale, et la
lente plongée du thermomètre vers le bas, mieux vaut
pouvoir joindre les autres.
Et pourtant.
En l'absence de tout secours technologique nous aurions pu tenir
quelques semaines sans souffrir de la soif ni de la faim. Les lacs et
les rivières fournissent d'abondantes sources d'eau
fraîches et limpides, et notre coffre contenait se jour là
pas moins de trente kilos de viande fraîche.
Il arrive
parfois de croiser la route d'un suédois marchant ivre de
bonheur à la nuit tombée (tout suédois s'interdit
de conduire à la première goutte d'alcool
consommée) un élan ou un renne dans des circonstances
défavorables pour le mammifère.
Cette fois-ci
pourtant il s'agissait de trente kilos de viande d'agneau. Une
marchandise de toute première qualité, acquise de
façon honnête, sans effusion de sang. Quatre gigots, le
même nombre d'épaules, un nombre conséquent de
côtelettes, et d'autres morceaux qui finiraient en viande
hachée.
Quant une
voisine nous a proposé de la suivre chez son frère
éleveur pour acheter un peu de viande d'agneau nous n'avons pas
dit non. Bien que la viande ne soit pas consommée en grande
quantité chez les Capelson, il était difficile de refuser
un peu de viande d'agneau cent pour cent écologique à
moins de quatre euros le kilo.
Pas de caddy
à pousser. Il suffit de garer sa voiture à deux pas de la
petite boucherie artisanale du village de Röån. La petite
maison de bois rouge ne se distingue que par sa petite taille, des
cornes d'élans encadrant la porte d'entrée, et quelques
peaux soigneusement empilées sur le sol gelé. Le
frère de Marie, la trentaine, un peu rond, un bouc pointu sur le
menton vous découpe la viande pendant que vous sirotez un
café chez sa grand-mère.
L'homme aime
les gigots, et pas seulement ceux des agneaux à en croire la
photo punaisée à côté du
téléphone mural.
L'aventure
continue !
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