Platoon Oliver Stone  
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Platoonput writer-turned-director Oliver Stone on the Hollywood map; it is still his most acclaimed and effective film, probably because it is based on Stone's firsthand experience as an American soldier in Vietnam. Chris (Charlie Sheen) is an infantryman whose loyalty is tested by two superior officers: Sergeant Elias (Willem Dafoe), a former hippie humanist who really cares about his men (this was a few years before he played Jesus in Martin Scorsese's The Last Temptation of Christ), and Sergeant Barnes (Tom Berenger), a moody, macho soldier who may have gone over to the dark side. The personalities of the two sergeants correspond to their combat drugs of choice—pot for Elias and booze for Barnes. Stone has become known for his sledgehammer visual style, but in this film it seems perfectly appropriate. His violent and disorienting images have a terrifying immediacy, a you-are-there quality that gives you a sense of how things may have felt to an infantryman in the jungles of Vietnam. Platoonwon Oscars for best picture and director. —Jim Emerson

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Presumed Innocent (Widescreen/Full Screen) Alan J. Pakula  
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Rich with ambiguity, this smooth adaptation of Scott Turow's bestselling mystery novel stars Harrison Ford as Rusty Sabich, the prosecuting attorney assigned to a case involving the murder of a beautiful, seductive lawyer (Greta Scacchi) with whom he'd been having a secret affair. After the investigation gets off to a slow start, damning evidence points to Rusty as the prime suspect. His career is destroyed when his superior and secondary suspect Raymond Horgan (Brian Dennehy) sets him up for the fall. Bonnie Bedelia plays Rusty's wife Barbara, who is not above suspicion herself. While Ford's performance rides a fine line between presumed innocence and possible guilt, director Alan J. Pakula (All the President's Men) maintains a consistent tone of uncertainty that keeps the viewer guessing. —Jeff Shannon

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Reservoir Dogs  
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Quentin Tarantino came out of nowhere (ie, a video store in Manhattan Beach, California) and turned Hollywood on its ear in 1992 with his explosive first feature, Reservoir Dogs. Like Tarantino's mainstream breakthrough Pulp Fiction, Reservoir Dogshas an unconventional structure, cleverly shuffling back and forth in time to reveal details about the characters, experienced criminals who know next to nothing about each other. Joe (Lawrence Tierney) has assembled them to pull off a simple heist, and has gruffly assigned them colour-coded aliases (Mr Orange, Mr Pink, Mr White) to conceal their identities from being known even to each other. But something has gone wrong, and the plan has blown up in their faces. One by one, the surviving robbers find their way back to their prearranged warehouse hideout. There, they try to piece together the chronology of this bloody fiasco—and to identify the traitor among them who tipped off the police. Pressure mounts, blood flows, accusations and bullets fly. In the combustible atmosphere these men are forced to confront life-and-death questions of trust, loyalty, professionalism, deception, and betrayal. As many critics have observed, it is a movie about "honor among thieves" (just as Pulp Fictionis about redemption, and Jackie Brownis about survival). Along with everything else, the movie provides a showcase for a terrific ensemble of actors: Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi, Michael Madsen, Christopher Penn, and Tarantino himself, offering a fervent dissection of Madonna's "Like a Virgin" over breakfast. Reservoir Dogsis violent (though the violence is implied rather than explicit), clever, gabby, harrowing, funny, suspenseful, and even—in the end—unexpectedly moving. (Don't forget that "Super Sounds of the Seventies" soundtrack, either.) Reservoir Dogsdeserves just as much acclaim and attention as its follow-up, Pulp Fiction, would receive two years later. —Jim Emerson

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Rock et Belles Oreilles - 1988 Michel Poulette  
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Plonger dans l'univers de Rock et Belles Oreilles, c'est retrouver un esprit adolescent franchement audacieux. En 1988, sa deuxième année au petit écran, RBO avait choqué en montrant Jésus sous sa croix, se faisant essuyer et photocopier le visage par une pleureuse. Le clip était suivi du slogan : “Xerox, une Christ de bonne machine.” The DVD : 1988donne à apprécier toutes les spécialités du groupe, notamment ses parodies de films (“Kenny”), de vidéoclips (“Gros twit, gros tas” des Gipsy Kings), de séries télévisées (“Snappe pis bourdonne”, pastiche de Lance et compte) et de pubs (“Contribution au distributeur”), passés au hachoir de leur joyeuse méchanceté.

Fidèles à eux-mêmes, les humoristes s'adonnent aussi à l'humour grossier, voire scatologique, mais au milieu des gags de “crastillon” et de crottes de nez, la critique socio-politique trouve sa place. Ainsi, “Le 4e Reich de John Parano” pousse à l'extrême la peur de l'assimilation ressentie par les Anglo-Montréalais. Il faut revoir ces pauvres anglophones, prisonniers d'un camp de concentration, forcés à jurer en joual… Enfin, ce cocktail explosif contient son lot de classiques, dont la succulente chanson “Pourquoi se droguer ?”, du plus-que-quétaine Ringo Rinfret.

Ajoutons que l'édition DVD comprend plus de 40 minutes de sketches supplémentaires, des capsules cachées, tous les épisodes de “Jack Travis” – exercice de style en forme de feuilleton policier – et près d'une demi-heure d'entretiens avec les membres. Tout pour éveiller la nostalgie de ce véritable party télévisuel. Et après avoir renoué avec ces enfants terribles, une question persiste : leurs successeurs se feront-ils bientôt entendre ? —Julie Parent

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Rock et Belles Oreilles - 1994-95  
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L'émission RBO Hebdo, télédiffusée à Radio-Canada durant la saison 1994-1995, marquait le dernier passage de Rock et Belles Oreilles au petit écran. Si la fin était proche, le quintette, devenu quatuor avec le départ de Chantal Francke, demeurait en pleine possession de ses moyens. Comme on peut le constater dans The DVD : 1994-95, il peaufine son art en mettant l'emphase sur les parodies. Dans le genre férocement méchant, mais terriblement drôle, il faut (re)voir la patineuse Josée Chouinard annoncer le shampoing “Prêt Pusse” entre deux chutes, ou Jean-Marc Parent promouvoir “Clearabil”, un produit contre l'acné. Tout aussi réussies sont la parodie du bulletin de nouvelles Pulse (“Repulse”), celle de la publicité des céréales All Bran (“All Brun”), les chansons des Feux sauvages (“Québécois”, “Suzie Robidoux”) et la visite de l'extraterrestre Stromgol chez Raël.

The DVD : 1994-95ne se limite pas à ces deux heures de meilleurs moments. On y retrouve plus de 40 minutes de scènes rigolotes supplémentaires, tous les vidéoclips de RBO (de “Ça rend rap” à “Bonjour la police”), ainsi que des entrevues avec les membres du groupe. Cette dernière année du quatuor à la télévision n'avait connu qu'un succès mitigé. Elle s'avère pourtant aussi divertissante que les autres. Voici donc l'occasion rêvée de la redécouvrir. —Nicolas Houle

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Secret Window David Koepp  
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Scénariste de quelques-uns des plus grands succès d'Hollywood (Mission impossible, Le Parc jurassique), David Koepp se lance pour la quatrième fois dans la réalisation en s'appuyant sur une valeur sûre : l'adaptation d'une nouvelle de Stephen King : Secret Window, Secret Garden. Un making-of, 4 scènes supprimées et un story-board animé complètent le DVD.

Mort Rainey est un écrivain de romans policiers à succès. Mais son divorce doublé d'une panne d'inspiration le conduit à vivre reclus dans son chalet au fond des bois. Jusqu'à ce qu'un homme, John Shooter, frappe à sa porte en l'accusant de plagiat.

Efficace, Fenêtre secrèteapplique consciencieusement, mais de façon parfois un peu convenue, la recette du thriller en introduisant habilement quelques coups de stress et en nous faisant partager l'angoisse de son personnage principal. Plus proche néanmoins de Misery(Rob Reiner) que de Shining(Stanley Kubrick), le film explore une des plus fréquentes préoccupations de King : les démons intérieurs de l'écrivain. Jouant avec nos nerfs et profitant de l'interprétation ironique de Johnny Depp et de celle, inquiétante, de John Turturro, le film tire également une certaine qualité esthétique de ses décors lumineux, tournés dans le Québec automnal. Comptant sur un rebondissement final inattendu et intéressant, Fenêtre secrètefait partie de ces films parfaits pour jouer à se faire peur. - Helen Faradji

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Séraphin : Un homme et son péché  
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Après le roman, le radio-théâtre, la série télévisée et les deux adaptations cinématographiques, le sujet d'Un homme et son pêchésemblait être épuisé. C'était sans compter sur la volonté de Charles Binamé, déjà réalisateur du très beau Eldorado. Grâce à un budget et à un casting impressionnants, ce dernier a pu jeter un regard neuf sur ce classique de la culture populaire québécoise, tiré de l'œuvre de Claude-Henri Grignon.

En 1890, à Ste-Adèle, village isolé des Laurentides, Donalda est fougueusement amoureuse du bel Alexis. Mais ce dernier doit partir sur les chantiers. Durant cet éloignement, les difficultés financières du père de la belle l'obligeront à prendre pour époux l'avare et terrible Séraphin.

En tirant assez habilement les ficelles de ce mélodrame mythique par une photographie souvent magnifique et une musique grandiloquente, Charles Binamé propose un voyage dans l'inconscient collectif d'un peuple. Incarnés avec beaucoup de crédibilité par les grands noms de l'industrie cinématographique québécoise (Pierre Lebeau, Roy Dupuis, Karine Vanasse, Rémy Girard et Benoit Brière pour ne citer qu'eux), les personnages d'Un homme et son pêché, qui manquent parfois d'un peu de finesse, sont pourtant à la hauteur de leur légende. Et même si la passion d'un amour impossible est évoquée avec un peu trop de sensiblerie, le film peut compter sur une mise en scène fouillée, un éclairage exaltant la nature et les saisons et de très beaux moments d'intensité tragique pour tout de même réussir son pari. — Helen Faradji

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Shrek Andrew Adamson Victoria Jenson  
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Bienvenue dans le monde du conte de fée irrévérencieux. Shrekest un pied de nez à toutes les merveilleuses histoires de notre enfance. En contant les aventures d'un ogre vert, d'un âne et d'une princesse aussi mal dégrossie que Blanche-Neige était délicate, le studio de production de Steven Spielberg a misé sur la pure fantaisie et l'humour décalé. Ce qui donne une petite merveille du genre. Tout au long de son parcours, Shrek rencontre des personnages magiques pris à contre-courant : un pseudo-prince charmant aussi teigneux que sa taille est petite, un impressionnant dragon qui se révèle en fait être une grande amoureuse, une princesse adepte du rot et cachant un terrible secret. 

Affligé d'un âne qui parle plus vite que son ombre, Shrek part à la conquête de l'amour dans un divertissement familial à plusieurs lectures. Cela donne un dessin animé plaisant beaucoup aux enfants et énormément aux adultes. L'animation en images de synthèse est remarquable et marque les énormes progrès faits en la matière. Shrekest une petite révolution technique et une indéniable réussite artistique. —Marc Maesen

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