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CLOCHES DE PÂQUES.
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Les terrasses du ciel n'ont pas de garde-fous. A travers l'Occident, l'air froid, les nuits opaques, les chemins du printemps mènent à Rome - tous et l'effluve d'avril suit la cloche de Pâques. S'ouvrent nuages, portes, frontières, prisons et s'éteignent signaux, étoiles fixes, phares; le cur a déserté le temple de raison, pigeon soudain lâché que la fraîcheur effare. Banderolle plissée aux doigts des chérubins, fleuve jailli de l'urne en marge de l'estampe, nimbe qui se prolonge au pied des monts sabins, voile de jeune fille, azur fiévreux des tempes, chemins tracés - réseau fleuri sur ton atlas au quadrillé très embrouillé où l'oeil s'égare, Printemps - Qu'alternent donc marronniers et lilas pour guider ceux qui ne connaissent pas. les gares. Emporte, emporte dans tes sacrés tourbillons le peuple casanier qui blasphème et te nomme blanchisseur patenté de ses douteux haillons; puisque tous tes chemins Printemps - mènent à Rome. Qu'au terme du voyage il s'arrête assagi, Romain, fêtant de loin la pierre triomphale, pareil aux frontons blancs par le couchant rougis, pareil aux jeunes pins nourrisseurs des rafales. |
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LÉON KOCHNITZKY.
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Le Disque Vert.
4ème Série, N°1. Janvier 1925. |