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POÈMES.
EXISTENCE. |
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à Georges Auric.
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| Si les souvenirs te gênent, Si ta voix ne peut t'enivrer Lorsque tu parles dans le soir, Si ton cour enfin n'a plus rien à faire. Si tu as perdu l'habitude D'écouter des chants malheureux. Si tu n'acceptes plus le rêve Que d'un air de danse à la mode, Il te reste un téléphone, écrin De ta pensée pleine d'ordres, Et la Bourse, temple où tu 'vends Des esclaves inconnus. |
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PRÉCAUTION. |
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à Max Jacob.
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| Le mouvement du chômage s'étend Et voici la Maison de France Tombée aux mains des domestiques. Le Présent, comme une loi, est applicable sans réserves. Organisons le sauvetage De tant de causes qui se noient, Mais qui de nous construira l'arche Sans vouloir participer aux bénéfices? Par ordre du Tribunal L'initiative est limitée. Les banquiers se sacrifient Et les ministres des finances se suicident. Le siècle doit-il liquider Les pensions des rêves morts? Sans attendre, poètes pauvres, Tirez des traites sur vos dieux. |
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MAURICE MARTIN DU GARD.
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Signaux de France et de Belgique.
N°9. Janvier 1922. |