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ESCALE.
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| Les tambours de basque sont des ventres qui tressaillent Ce bel oiseau qui te donne un baiser C'est la lettre que je viens de t'envoyer Et que tu cacheras dans ton corsage de résille Tout change... Au ciel marin se suspend un miroir L'aigle est un il au fond de mon cur dévasté Les batteries signalent un forçat évadé Maisons si blanches vous tue troublez de vos regards Ton ventre tourne dans la danse et c'est un météore Le sabre tourne dans ta main et c'est moi-même Tu bats du pied selon la cadence solaire La rose évanouie et le lys qui s'effeuille J'ai tout quitté. Fléau bats le blé sur mon aire Ma poitrine résonne à chacun de tes coups L'eau chantante d'amour de mes veines s'écoule Mes ans sont des épis et mes jours des prières La nuit s'allume te je ne sais où est ta bouche Ton ventre danse et fait virer le ciel d'étoiles La lune ma complice agite son mouchoir Et l'ombre est à mes mains plus fraîche que la mousse Il faut partir... Au loin mon destin me réclame Pressons-nous que le jour ne voie pas nos adieux L'oiseau rêveur qui le regarde dans les yeux Te dira le secret d'un cur occidental. |
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PAUL DERMÉE.
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Le Disque Vert.
1ère Année - N°6 Octobre 1922. |