Raid Dakar, Xavier et jean-Louis... "manque de bol", "scoumounne",
"eating humble pie"
On se demande parfois... Ya des trucs
inexplicables dans la Vie... Xavier et Jean-Louis m'ont fait parvenir un mot
pour expliquer la cause de leur abandon
au KM
54.32...Merci
Xavier ...
Salut les
Francophones,
Les Américains
appellent ça "eating humble
pie", mon partner Jean-Louis
"la
scoumoune" (il est
d'Ajaccio).
Moi je pense qu'on
commencait à se prendre un peu trop pour Luc Alphand avec tous ces
autocollants sur notre "tire" et la presse Portugaise et Nippone qui nous
courrait au derrière (on courrait dans l'écurie Toyota avec Antonio
Machado, Ronan Chabot et Takayama-san, la star japonaise du
F1...)
Pour ceux qui apprécient
les tristes histoires de type "la fuerza
del destino", voilà un résume de
nos malheurs:
Au km 54.32 de la
première spéciale le moteur s'arrête, voyants huile et batterie
au rouge.
On arrive a redémarrer et
à se ranger 'sur le côté' de la 'piste' pour démonter (c'est
à dire à vingt centimètres des Kamaz ou autres Daf de 20 Tonnes
qui passaient à + de 100 sans même
ralentir).
On a d'abord cru que
c'était l'hélice du turbo qui avait fondu et était passée
à travers de l'échappement, entrainant l'huile du moteur, mais le pot
n'était pas gras.
On a réussi
à soulever la voiture dans le sable avec des appuis spéciaux, et
après 10 heures de travail de nuit, dans un brouillard de type purée
de poix, on s'est rendu compte de l'étendue du
désastre:
pont avant droit
sectionné, carter alu perforé (on pouvait presque passer le poing
à travers). Il n'a pas du s'écouler + de 5 secondes avant que les 7
litres d'huile ne s'échappent et que les bielles et le vilebrequin ne se
grippent complètement.
Le plus
bizarre, c'est que ni JL ni moi n'avions ressenti aucun choc. Notre Toy est
équipé d'un sabot protecteur de 3 cm d'épaisseur qui couvre tout
le moteur et le pont central: aucune félure, percement ou même marque
d'impact: mystère !
Vers minuit, on a
retrouvé un peu de fibre de bois "vert" dans le pont avant et trois
centimètres de limaille d'alu au fond du carter. Comme on courrait dans un
sable très profond, mou et humide, et en terrain boisé, il est
très possible qu'on se soit pris une racine épaisse, sectionnée
et profonde, en travers. On en voyait de temps en temps qui refaisaient surface,
torturées et coupées en 2, au fond des traces des voitures
précédentes. ( Parfois à plus de 1 m de profondeur): va
savoir.
Si c'est l'explication, c'est pas
de chance, car on se l'est pris de travers dans les qques centimètres qui
séparent le sabot du pont avant, et elle a sectionné tout net une
barre d'acier de 5'X3'.
C'est dommage car
on roulait bien: on avait déjà doublé 1 vingtaine de concurrents.
Vers 4 heures du matin, on savait qu'on ne
repartirait pas.
On avait réussi
à faire repartir le moteur sur 3 cylindres, mais Il faisait un bruit de
Fiat 500 à la
ménopause.
Jean-louis était
effondré et je n'en menait pas large non plus, mais c'est la Loi de la
course. Comme le Marché, elle a toujours qques lecons d'humilité en
réserve pour les petits présomptueux comme nous qui tirent la queue
aux dieux de la
course...
Considérez par exemple
le cas du pauvre Carvalho: Portugais, Il courre chez lui devant tous ses fans,
pour l'équipe KTM, champions du monde et du Dakar en titre.
Devant 600,000 personnes rassemblées
au départ de la course, en bas du podium de départ à Lisbonne,
son moteur l'abandonne...hors
course!
Merci à tous pour votre
support et vos encouragements et rendez-vous a Lisbonne en Janvier 2008
!
Xavier
Posted: Mar. - Janvier 16, 2007 at 02:34 PM
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