Amitié... Petit patio à l'abri de tout.
Cour
secrète...
il a neigé sur
les Dentelles de Montmirail, un vent glacial a transpercé le Monde, les
hirondelles sont de retour, la violence est toujours et encore à l'ordre du
jour... et tout le monde s'en fout ou
presque.
Pour faire écho à
certain(e)s de mes lectrices ou lecteurs, j'ai cherché une définition
de l' Amitié, pour tenter de répondre à mes questions. Tout le
monde en parle, mais ça ne m'a pas fait avancer d'un iota pour
autant.
Dans le code moral du judo, il est dit:
"c'est le plus pur des sentiments humains".
Gloup's gloup's... Et puis notre bel Aristote
quant à lui distingue trois sortes d'amitié: l'amitié en vue du
plaisir; l'amitié en vue de l'intérêt; l'amitié des hommes
de bien semblable par la vertu. Je vais creuser ces pistes...
Facile de se faire des ami(e)s, l'amitié
va naître généralement de la découverte d'affinités et
ou de points communs, du partage de valeurs communes et autres
brimborions.
Alors on construit, entretien ces
liens précieux, on donne, on partage, on reçoit. Pas toujours dans le
même sens, mais qu'importe, il y aura des fois où tout pourra
s'inverser. Et ça continuera, en espérant que ça
durera.
Mais après? que reste-t-il?
Facile de tout déconstruire, ça peu
prendre en plus, peu de temps, pffffffioufff d'un coup plus rien. J'en ai fait
la découverte trop souvent à mon goût. Et à chaque fois
ça me remue, me torture. Mais ça ne devrait pas être douloureux
ce truc.
Et j'ai cherché dans les
méandres des années, celles et ceux qui sont encore là, celles et
ceux avec qui cette relation d'amitié est restée durable dans le
temps.
Elles, Ils ne sont pas légion, tant
mieux je ne serais pas capable de les serrer tous dans mes bras en même
temps.
Des années que je les connais, on
s'est apprivoisé, on s'aime, on s'écrit, les lettres sont dans ma
boîte aux lettres, que je relis de temps en temps.
Le temps a passé, il y a eu certainement
des facteurs de chaos entre nous, mais jamais de liens brisés, jamais de
douleur.
Le temps passant, des changements de
lieux, de vie, de reconstructions obligatoires, de nouvelles rencontres parfois
saugrenues par le biais de la grande toile... Ces nouvelles rencontres qu'il
faut créer, charpenter, façonner, et c'est dans ces moments là
que cela me semble le plus complexe, sibyllin, subtil... Le temps n'a pas encore
mis en scène pour nous toutes les épices pour confirmer cet accord de
tendresse et d'affection.
Et lorsqu'un jour
tout se dilue, on laisse toujours un peu de soi et on emporte un peu de ceux que
l'on aime.
Le fantasme, on le dissipe ou en
jouit.
Instant de
nébulosité...
Faudra-t-il
un jour que je comprenne que la vie avec les autres se résume à des
contacts éphémères, et que plus je réussirai à donner
d'intensité à ces sporadiques et fugaces étincelles
d'intimité, plus je serais certaine d'avoir eu raison de vivre ?
« Ce silence qui nous est
commun aujourd’hui, mais dont je suis seul à me souvenir, je dois
essayer d’y répondre. » (Maurice Blanchot,
L’Amitié).
Posted: Mer. - Avril 11, 2007 at 10:50 PM
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