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Réponses à des mails

Bien que le document de base soit auto suffisant, ces compléments qui reprennent mes réponses à des questions qui ont été posées par mail, constituent une aide importante à l'apprentissage raisonné pour l'étudiant qui ne se limite pas au bachotage.

Voir une information importante à la fin des réponses

Année 2007

Année 2008

Année 2009

 

Actualisation : 10 mai 2009


 

 

 

2007


 QUESTION 1

Epithéliums digestifs :
Les canaux de premier ordre des glandes salivaires n'ont qu un rôle de drainage ?

REPONSE

Pour simplifier, oui ; et surtout par comparaison au niveau de spécialisation et de fonctionnalité du canal strié de 2eme ordre


 QUESTION 2

Epithéliums digestifs : Toute cellule n'a qu'un seul appareil de Golgi ? Ya t-il des exceptions?

REPONSE

Oui : l'hepatocyte du foie, par exemple


 QUESTION 3

Epithéliums digestifs :
p.79 Histo digestive: Pourquoi y a t'il des gap jonctions a l'intérieur même de la cellule au mileu du dessin? Est ce les coupes transversales de gap jonctions avec une cellule adjacente?

REPONSE

C'est bien l'image de coupes transversales de gap jonctions entre cellules adjacentes


 QUESTION 4

Epithéliums digestifs.
Les jonctions adhérentes correspondent à : desmosomes maculaires ? hémidesmosomes ? zonula adherens ? contact focal ?

REPONSE

Oui, les quatre ; mais le contact focal est une structure beaucoup plus transitoire. Le contact focal a aussi un role dans le "stimulus coupling" entre 2 cellules, via ses molécules de jonction (intégrines), et donc d'adaptation immédiate à la fonctionnalité et/ou à un programme de différenciation


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2008


QUESTION 5

Est il juste de dire :

Le canal d'Arantius met en communication directe la veine vitelline droite avec la partie basse de la veine ombilicale gauche, effectuant un shunt des capillaires sinusoides"
parce que,
il ne participe pas à la circulation porto-cave.

 Je ne tire cette phrase d'aucune source (ni anathèmes ou autres) il s'agit juste d'une question qui m'est venue en lisant votre polycopié, et si j'ai bien compris ce que réalisait le canal d'Arantius. Si une telle relation tombait au concours la réponse serait B puisqu'il n'y a aucun lien de cause a effet ou justement est ce que c'est parce qu'il shunte les capillaires sinusoides qu'il ne participe pas a la circulation porto-cave? (et donc reponse A)
Merci d'avance

REPONSE

Réponse A ou B dans cette formulation, et selon les interprétations. Votre idée de QCM est judicieuse mais à reprendre dans sa formulation pour lever toute ambiguïté.

Commentaires :

1 - Il n'est pas très bon de mettre une relation causale dans la premiere proposition, même si on la structure en variable explicative ("effectuant un shunt des capillaires sinusoides")

2 - On pourrait dire : le canal d'Arantius met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine cave (inférieure). C'est moins difficile.

3 - Bien sur "communication directe de la veine vitelline droite avec la partie basse de la veine ombilicale gauche" est juste mais il vaut mieux respecter le sens de la circulation, et donc dire " communication directe de la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite "

4 - Par ailleurs c'est vrai que c'est le haut de la veine vitelline droite (en aval du remodelage fournissant les capillaires sinusoides) qui se transforme en veine cave inférieure. Vous avez bien vu et vous avez donc fait la relation avec les lignes écrites sur mes autres documents d'embryologie ; en l'occurence les quelques lignes sur les modifications du sinus veineux dans la leçon de cours sur la vasculoigénèse. C'est bien.

5 - En tenant compte de toutes ces remarques vous auriez pu écrire :

Le canal d'Arantius shunte la circulation porto-cave

parce que

Il met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite

RÉPONSE A

6 - On pourrait aussi écrire :

Le canal d'Arantius trouve son origine dans des grosses veines qui rejoignent le sinus veineux

parce que

Il met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite

Alors REPONSE B

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QUESTION 6

 Comment ce fait-ce que nous sentions le sucré sur l'avant de la langue alors qu'il n'y a pas de bourgeon du gout à cet endroit ?

REPONSE  

 Je vous ai dit en cours que les bourgeons du goût étaient majoritairement localisés sur le V lingual mais qu'il y avait cependant aussi des bourgeons disséminés sur la langue, surtout sur son bord et dans les papilles fungiformes.
C'est pour cela que la sensation du goût n'est pas stictement localisée au V lingual.

On sait que le goût du sucré est mieux perçu sur le bout de la langue alors que le goût amer est surtout perçu vers le V lingual.
Le salé et l'acide sont plutôt perçus sur les bords latéraux de la langue

Par ailleurs le sucré est le seul goût inné. c'est le mieux perçu dès la naissance et c'est le seul à persister sans trop d'altération jusqu'au grand âge (c'est aussi sûrement une des raisons faisant que les personnes âgées préfèrent très souvent les sucreries, et les petits enfants aussi !).

 


QUESTION 7

A la page 49 de votre polycopié dans la partie embryologie du pancréas, il est indiqué que le canal de Santorini ne persiste pas chez l'homme, sinon c'est une embryopathie, seul le canal de Wirsung persiste. Dans une autre matière, en physiologie, on nous a indiqué qu'il persiste et qu'il est un canal excréteur accessoire. Merci de bien vouloir nous éclairer sur ce sujet en amphithéatre ou sur votre site

REPONSE

C'est parce que j'ai voulu (trop) simplifier pour signifier que le canal de Santorini ne persiste pas en tant que canal autonome drainant la totalité du pancréas dorsal, sauf dans le cas de pancréas divisum complet qui constitue une malformation embryonnaire très rare et généralement bénigne (contrairement au pancréas annulaire où les complications pathologiques sont plus nombreuses et le plus souvent néonatales, parfois transmises en autosomie dominante).

Donc, en dehors des cas exceptionnels de pancréas divisum complet, les 2 ébauches pancréatiques fusionnent pour constituer une seule masse pancréatique. C'est le développement normal de la glande pancréatique.

Il y a cependant des nuances dans ce développement normal du pancréas (= fusion des 2 ébauches).

Dans environ 90% des cas, le canal de Santorini regresse et ne constitue plus qu'un canal collatéral accessoire du canal de Wirsung avec lequel il fusionne, tout en débouchant aussi dans le duodenum un peu en amont de la papille (caroncule), zone ampullaire d'ouverture commune de canal de Wirsung/canal Cholédoque dans le duodénum. Tout au plus le canal de Santorini draîne alors une très faible partie de la partie supérieure de la la tête du pancréas.


Pancréas (IDGA).

Mais dans environ 10% des cas, et alors qu'il y a eu fusion externe complète des 2 ébauches pancréatiques, le canal de Santorini garde une capacité de drainage pancréatique plus grande, dépassant celle d'une petite partie de la tête du pancréas. Cette situation génère rarement des pathologies bien qu'on suspecte un risque accru de pancréatites.

Vous voyez, tout le monde a raison. mais cela complique alors la connaissance pour une première année de médecine...


QUESTION 8

 Pourquoi est-ce faux de dire : "L'organe adamentin (en cloche) résulte d'une segmentation de la lame latérale au niveau de la cavité buccale" ?

REPONSE

Parce qu'il s'agit de la lame dentaire, dérivée de l'épithélium buccal (pour la lame dentaire supérieure : ectoblaste dérivé des zones internes du processus médian intermaxillaire, mais aussi des processus palatins, eux-mêmes dérivés du bourgeon maxillaire supérieur. Et pour la lame dentaire inférieure : zone ectoblastique du bourgeon maxillaire inférieur, à la limite de sa zone entoblastique).

Pour la lame latérale : voir gastrulation et 3eme semaine !


QUESTION 9

 Quelle date retenir pour la rhizagenèse ?

REPONSE

Simplifions : vers la naissance pour la première dentition. Et pour la 2eme dentition ... jusqu'à l'approche de l'âge mûr s'il s'agit des dents de sagesse !


QUESTION 10

Pourquoi est-ce vrai de dire "la gaine de Hertwig prolifère très tardivement" ? Moi, j'aurais plutôt dit faux.
Mais c'est sûr que pour les dates tout est relatif …

REPONSE

Vous avez raison. Mais ce que j'ai écrit est parfaitement juste et suffisant.
Par contre, si j'avais à constituer un qcm sur le sujet, je m'arrangerai pour lever tout ambiguité. Par exemple, j'ajouterai :
   - "très tardivement par rapport à la constitution de la couronne à partir de l'organe de l'émail".
   - ou bien "très tardivement après différenciation complète de l'épithélium adamantin"
   - ou "après secrétion de l'émail par l'organe de l'émail"
   - ou bien encore "très tardivement dans la vie embryonnaire, soit aux alentours de la naissance"
et je préciserai, bien sûr, qu'on fait référence à la première dentition.


QUESTION 11

 Je crois savoir que les desmosomes correspondent aux cornéocytes mais quelle est la différence avec les hémidesmosomes ?

REPONSE

Non, même si les cornéocytes de la couche la plus profonde sont tres riches en desmosomes, il y a partout des desmosomes reliant toutes les sortes de kératinocytes entre eux. On ne peut surtout pas dire que les cornéocytes correspondent aux desmosomes ; çà ne veut rien dire ou c'est une incorrection de langage..

Mais le plus important est de bien appréhender le rôle fonctionnel des desmosomes.
Ne pas hésiter pour mieux comprendre à visualiser les transparents de cours que je vous ai mis à disposition sur le site.
Outre l'aspect descriptif, ne pas oublier les différences fondamentales constitutives en molécules de jonction.
Et en particulier : cadherine de type desmogleine et desmocolline pour le desmosome ; alors que pour le 1/2 desmosome il s'agit d'une intégrine, de type alpha6-beta4.
La plupart des conséquences fonctionnelles en découlent.


INFORMATION N° 12

Ci dessous la page 67 du document de base avec un tableau corrigé.
En effet, à la composition de la page, les colonnes s'étaient partiellement décalées et celle de droite n'apparaissait plus.
Néanmoins cela n'empêchait pas la compréhension du texte qui reste inchangé.

Même page téléchargeable en .pdf


QUESTION 13

Est il juste de dire que la lame basale entoure l'organe en cloche? Elle ne le sépare pas plutôt en deux entre adamantoblastes et odontoblastes ?

REPONSE

Les deux : Il suffit de regarder le schéma associé à la réponse par mail N° 139 où j'ai pris soin de surligner en rouge la position de la lame basale.
Même si je n'ai pas poursuivi le dessin de la lame basale, il est clair que cette lame basale est la même que celle qui limite l'épithélium buccal, et en continuité avec elle.


QUESTION 14

Vous marquez que l'épithélium villositaire de l'intestin grêle ne contient que les cellules EC comme cellules endocrines. cependant dans le schéma correspondant aux cellules M qui représentent l'épithélium villositaires nous voyons des cellules ECL. Est-ce une erreur? que devons nous condsidérer alors?

REPONSE

Question intéressante.
Mon dessin correspond en fait à une zone peu mature de l'épithélium villositaire.
On ne peut ni tout montrer, ni tout dire en P1.

Effectivement, l'épithélium villositaire contient presque uniquement des cellules EC qui secrètent principalement de la sérotonine.

Mais attention : cellules EC et ECL = même combat !
Les cellules ECL sont les cousines germaines (d'où le nom : Entero-Chromaffin et Entero-Chromaffin Like ) et ce ne sont que des méthodes histochimiques subtiles qui permettent de les distinguer, ou bien la morphologie fine du grain en microscopie électronique.
En outre, n'oubliez pas que EC et ECL secrètent 2 molécules chimiquement assez proches dans leur processing et toutes deux dérivées de 2 acides aminés cycliques : la sérotonine = par décarboxylation du tryptophane ; et l'histamine = par décarboxylation de l'histidine.
Par contre de nombreuses ECL peuvent aussi secréter des peptides (comme la motiline... Bref !)

Les autres types cellulaires sont rares sur l'épithélium villositaire.

Par contre, et c'est sur cela que je voulais insister dans le cours, l'épithélium glandulaire contient une beaucoup plus grande variété de cellules endocrines que l'épithélium villositaire.
Par ailleurs, avec une vision finaliste, on trouverait de nombreuses raisons à cela.

Mais je n'ai pas voulu aller plus loin, ni faire un listing comme pour l'antre ou le fundus ; et ceci pour ne pas alourdir la connaissance.
Sachez que dans l'épithélium glandulaire il y a plusieurs types EC, et aussi des ECL, mais également des cellules à sécrétion peptidique, comme la cellule S (sécrétine) ou la cellule I (CCK-Pz), ou une/des variantes(s) des cellules G, etc.

Enfin, plus que le rôle anecdotique (à votre niveau) des cellules EC ou ECL dans l'intestin grêle, n'oubliez pas que les cellules ECL ont un lieu d'élection privilégié : l'épithélium glandulaire du fundus gastrique où leur rôle fonctionnel est alors essentiel comme je l'ai largement développé.


QUESTION 15

 Tube digestif: schéma général et oesophage : le plexus de Meissner est dans la sous muqueuse. Alors comment peut il etre plaqué sur la longitudinale externe ? d'après le schéma j'aurais plutôt dit qu'il était proche de la circulaire interne

REPONSE

Bien entendu il s'agit de la circulaire interne (CI) et vous avez corrigé de vous même, ce qui prouve que vous avez bien compris.

Il s'agit néanmoins d'un lapsus d'écriture qui a été corrigé sur le document de base.


QUESTION 16

Pourriez-vous me dire si la lame basale qui sépare les adamantoblastes des odontoblates participe à leur différenciation. J'ai vu que les lames basales n'interviennent pas dans les mécanismes de différenciation, mais je voulais être sûre qu'il ne s'agisse pas d'une exception.

REPONSE

Je ne suis pas de cet avis ! Ce n'est pas une exception. Bien au contraire, les lames basales participent aux processus de différenciations épithéliales.

Les exemples seraient multiples, el le cas de la compartimentation générée par la lame basale entre odonto et adamantoblastes, aboutissant de facto à un environnement matriciel différent (et donc favorisant des processus de différenciations différentiels !), en est un exemple typique.

Je l'ai dit plusieurs fois en cours.

On trouve sur site un complément d'infos (exposé détaillé) sur l'histogénèse de la dent.

Bien évidement je parle aussi du rôle des lames basales dans une partie de mon cours de biologie du développement (chapitre II-2).


QUESTION 17

 La différence entre pancréas et glande salivaire repose-t'elle uniquement sur l'absence de canaux striés dans le pancréas ? Y a t'il autre chose?

REPONSE

Oui, bien sur ; et pour le moins (dans le désordre) :


QUESTION 18

 Pourquoi est-ce faux de dire que la prédentine se dépose sur une trame matricielle sécrétée à la fois par les odontoblastes et les améloblastes ?

REPONSE

C'est justement un des rôles de la lame basale qui s'interpose entre les 2 épithéliums.
Elle crée ainsi 2 compartiments bien distincts, faisant que la composition matricielle est différente entre les 2 versants.


QUESTION 19

Y a t-il bien une relation entre le fait que la racine de la dent est constituée de dentine et de cément, et que la gaine de Hertwig n'achève pas sa différenciation adamantoblastique ?

REPONSE

Oui, bien sûr. Sans cela, la racine serait aussi composée d'émail.



QUESTION 20

 Où retrouvons-nous les cellules D, à part dans le fundus ?

REPONSE

En ce qui concerne le tube digestif on retrouve des cellules D partout : de l'estomac au rectum, mais préférentiellement dans l'antre, le fundus et le premier duodenum.
On retrouve aussi les cellules D en grand nombre dans les ilôts de Langerhans


QUESTION 21

 Si je ne m'abuse toutes les transitions que nous avons étudiées sont brutales ; non ?

REPONSE

Oui, pour ce qui est du passage d'un type d'épithélium à un autre.
Mais dans une même structure la transition peut être moins brutale.
Par exemple, le passage de l'épithélium unistratifié caractéristique du duodénum, à l'épithélium unistratifié caractéristique du jéjunum puis à celui de l'iléon, est très progressif.
Idem entre zones cardiale, fundique et antropylorique



QUESTION 22

J'ai assisté à vos cours et si je ne me trompe pas, pour les cellules pariétale, on a un rapport MV / TV > 1 au repos. C 'est bien ça ?

REPONSE

Non c'est l'inverse. Les microvillosités qui bordent les canalicules sont majoritaires au cours de la stimulation (par le repas). Inversement, les tubulo vésicules intracytoplasmiques sont majoritaires en phase de repos.

Donc :

MV / TV > 1 pendant le repas,
MV / TV < 1 pour la cellule au repos.

Repas / repos... j'espère ne pas avoir fait un lapsus linguae en cours.
Quoi qu'il en soit, je garantis que ce qui est écrit sur le document de base est juste. C'est la référence.


QUESTION 23

 Est-ce que l'exocytose des grains de sécrétion au niveau du pancréas se fait par mérocrinie ?

REPONSE

Comme toutes les cellules séreuse, par mérocrinie ; oui. C'est écrit dans le document..

 

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2009

QUESTION 24

Dans l'épithélium malpighien, le nom de couche spineuse est-il du à la rétraction du cytoplasme des kératinocytes ou aux desmosomes ?

REPONSE

Les deux. C'est parce les desmosomes maculaires relient tres fortement les cellules adjacentes que la rétraction consécutive aux techniques de fixation des tissus provoque l'aspect spineux.


QUESTION 25

 Doit-on distiguer la couche cornée et la couche desquamante comme 2 couches distinctes ou comme une variabilté entre superficie et surface ?

REPONSE

Classiquement il faut les séparer. Mais au plan fonctionnel il est clair que la différence constitutive est minime.


QUESTION 26

 À la page 16 vous citez les cellules gamme-delta. Pouvez vous davantage préciser ?

REPONSE

Pas de question à prévoir sur cette cellule dans un QCM.
Ce sont des lymphocytes T résidents permanents de nombreux épithéliums, en particulier dans l'épiderme. Leur rôle apparait de plus en plus important. (à la fois comme "tueurs" de cellules cancéreuses et, plus récemment, comme stimulants des processus de cicatrisation).
C'est pour celà que je les ai cités.
Mais on ne peut vraiment en parler qu'après avoir reçu une culture suffisante en immunologie.
Oubliez les momentanément. Sans nul doute, on vous en reparlera plus tard.


QUESTION 27

Page 28 : comment se fait-il que le plexus de Meisner, contenu dans la zone de la sou-muqueuse au contact de la musculeuse, soit plaqué contre la longitudinale externe qui est périphérique .

REPONSE

J'ai déjà répondu à la question 15.
Il faut lire circulaire interne (CI).
C'était un erreur de frappe qui a été corrigée sur le document téléchargeable à partir du site et qui ne l'a pas été sur le document polycopié.
Je vais donc informer l'ensemble des étudiants en amphi.


QUESTION 28

 Dans le cas des adamantoblastes comme dans celui des odontoblastes le pôle regardant la lame basale correspond à un pôle apical ou à un pôle basal ?

REPONSE

La question est récurrente, compte tenu de la particularité de cette zone.
Pour les odontoblastes comme pour les adamanloblastes ce pôle a tous les aspects d'un apex cellulaire, avec une composante membranaire bien limitée par les complexes de jonction qui sont en proximité latérale immédiate.
Et pourtant cet apex est bel et bien au contact d'une lame basale...
C'est là toute l'ambiguité qu'il faut accepter .
Ou il faut dire que c'est un apex à polarité inversée, ou bien il faut dire que c'est un pôle basal qui a tout les caractéristiques morpho-fonctionnelles de l'apex d'une cellule sécrétoire (en effet ce pôle sécrétoire n'a rien de comparable, par exemple, avec le pôle basal d'une cellules endocrine comme la cellule G ou la cellule D).
De toute façon; on ne s'en sort pas !
Ou bien il faut accepter, ou bien il conviendrait de créer une entité sémantique pour ce cas particulier (pôle pseudo-apexien à polarité basale ?...).

Cette question revient donc très souvent.
Pour plus d'explication, je vous renvoie aussi à la question 13 de cette page, ainsi qu'à la question 139 de
réponse par mail du cours d'embryologie.


QUESTION 29

 A propos de votre cours sur les cellules endocrines du tube digestif, si l'histamine joue un role médiateur important dans la secretion acide, y-a-t-il un effet secondaire sur la digestion lors de la prise d'antihistaminiques ?
Ou bien, est-ce que les antihistaminiques n'affectent pas les recepteurs de l'histamine sur la cellule parietale?

REPONSE

Excellente question.

Non, il n'y a pas d'interaction avec la plupart des antihistaminiques utilisés dans le traitement des allergies, car l'action ne passe pas par les mêmes récepteurs. 

Mais votre question est suffisamment intéressante (quoique dépassant le cadre strict  du concours P1) pour que je la transcrive dans les réponses mail sur le site, en complétant mon propos et pour que tout le monde en profite.

Ce développement peut aider à la compréhension du document de base qui est un condensé, parfois moins explicite.

RECEPTEURS À L'HISTAMINE ET CELLULE PARIÉTALE


QUESTION 30

Dans l'intestin, et surtout au niveau de l'iléon, les plaques de PEYER se trouvent elles sous l'épithelium villositaire ou bien plus en profondeur sous l'épithelium glandulaire ? 

Et en conséquence dans quel épithélium les cellules M (situées au-dessus des plaques de PEYER) sont-elles incluses ?

 

REPONSE

 Bonne question d'un esprit curieux, même si ces précisions dépassent parfois ce qui a été dit en cours.

Les nodules lymphoîdes des Plaques de Peyer sont très volumineux.
Ils occupent tout l'espace de la muqueuse jusqu'à la muscularis mucosae qui est repoussée vers la sous muqueuse.

Lorsque les ilots sont très hypertrophiés ils peuvent même envahir la sous muqueuse.

L'épithélium sus jacent aux amas lymphoïdes des Plaques de Peyer est remanié et fortement atrophié.

Il devient plus au moins linéaire (ici marqué par des *), si bien que, dans ces zones , on ne peut plus distinguer un épithélium villositaire d'un épithélium glandulaire.

Les villosités intestinales que l'on peut observer au dessus des plaques de Peyer proviennent généralement des zones limitrophes aux ilots lymphoïdes.

Les cellules M (M) sont incluses dans l'épithélium intestinal entre les entérocytes (E) de l'épithélium (voir l'image de microscopie électronique ci-contre).

Elles sont disposées de façon privilégiée au sein de l'épithélium intestinal localisé au dessus des plaques de Peyer.
Autrement dit on les rencontre dans les zones marquées par (*) sur la microphotographie située au dessus. On ne peut donc leur attribuer une localisation bien précise (villositaire ou glandulaire)

Les différenciant des entérocytes, les cellules M n'ont pas de véritable bordure en brosse (BB) mais des expansions plus larges, plus massives et moins régulièrement disposées (ce qui leur a donné leur nom : M pour "microfold" ; MF sur la microphotographie)

Elles ont, comme les cellules de Paneth, des capacités de phagocytose des microorganimes contenus dans la lumière intestinale (ici des bactéries de la famille des Yersinia enterocolitica ( flêches + Y)

Comme les cellules de Langerhans de la peau elles ont la capacité de capter certains antigènes qui pouront ensuite être transférés aux autres composantes du systéme immunitaire.

La description des cellules M reste volontairement succincte car elle demande des connaissances immunologiques qui dépassent le cadre de la première année de médecine.


À partir du 8 mai 2009, et par souci d'équité, je ne répondrai plus à des questions : ni individuellement par mail, ni par des réponses sur le site.

 

Courage ! Pas trop de stress avant le concours.
Préservez quelques instants de détente...

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