Sonnet liminaire
I. Rococo japonais
II. Ritournelle
III. Camaieu rouge.
IV. Déclaration d’amour
V. La Reine Margot
VI. La Kermesse de Rubens
VII. Lächeté
VIII. Claudine
IX. Le hareng saur
X. Ballade chlorotique
XI. Variation sur un air connu
XII. L’Extase
XIII. Ballade en l’honneur de ma tant douce tourmente
XIV. La rive gauche
XV. A maïtre François Villon
XVI. Adrien Brauwer
XVII. Cornélius Béga
XVIII. L’Emailleuse
Défunt son homme la roua de coups, lui fit trois enfants, et mourut tout imprégné, d’absinthe.
Depuis ce temps, elle patauge dans la boue, pousse la charrette, hurle à tue-tête : Il arrive ! il arrive !
Elle est ineffablement laide. C’est un monstre qui roule sur un cou de lutteur une tête rouge, grimaçante, trouée d’yeux sanglants, bossuée d’un nez dont les larges ailes, des soutes à tabac, pullulent de petits bulbes violacés.
Ils ont bon appétit, les trois enfants ; c’est pour eux qu’elle patauge dans la boue, pousse la charrette, hurle à tue-tête : Il arrive ! il arrive !
Sa voisine vient de mourir.
Défunt son homme la roua de coups, lui fit trois enfants, et mourut tout imprégné d’absinthe.
Le monstre n’a pas hésité a les recueillir.
Ils ont bon appétit, les six enfants ! A l’ouvrage ! à l’ouvrage ! Sans trêve, sans relâche, elle patauge dans la boue, pousse la charrette, hurle à tue-tête : Il arrive ! il arrive !