Sonnet liminaire
I. Rococo japonais
II. Ritournelle
III. Camaieu rouge.
IV. Déclaration d’amour
V. La Reine Margot
VI. La Kermesse de Rubens
VII. Lächeté
VIII. Claudine
IX. Le hareng saur
X. Ballade chlorotique
XI. Variation sur un air connu
XII. L’Extase
XIII. Ballade en l’honneur de ma tant douce tourmente
XIV. La rive gauche
XV. A maïtre François Villon
XVI. Adrien Brauwer
XVII. Cornélius Béga
XVIII. L’Emailleuse
Je sens sourdre dans mon âme une indicible rage, quand je pense à toi, Ninon. Qu’une fille à qui sa mère a dit : Tu es jeune, tu es belle, tu es vierge, cela se vend ; que cette fille se livre à un libertin riche et tombe de degré en degré aux excès les plus dégradants, je l’excuse ; qu’une fille se donne par amour à un homme qui, après l’avoir mise enceinte, l’abandonne comme un lâche qu’il est ; que cette fille s’étale devant le premier venu pour nourrir son enfant, celle-là, je la plains ; mais qu’une fille bien élevée, qui est à même de gagner honnêtement sa vie, se roule, de propos délibéré, dans toutes les fanges et dans toutes les sanies, celle-là, je la hais et je la méprise.
Entends-tu, ribaude infâme, je te hais, je te méprise... et je t’aime !