Le ski
Espérons que nos amis les montagnards auront leur cru du siècle, car chaque année, c'est la même litanie pour eux, c'est la catastrophe, y a personne dans les hôtels et les restaurants d'altitude, ils perdent 80% de leur CA et pire ils se plaignent de devoir mettre systématiquement la clef sous la porte si l'Etat ne les aide pas...
Enfin, va encore y avoir du crétin sur planche. Une fois de plus, après avoir eu les jambes engourdies durant ces derniers mois, tous les Roger et les Jean Patrick vont se faire leur petit schuss du 1er jour à peine mis la chaussure dans la neige, les jambes vont tremblées à l'arrivée de la première descente et tout va se terminer par un arrêt catastrophe dans un gros touriste allemand ...mais là tout va encore pour le mieux ...

2è jour, déjeuner au resto d'altitude, nom donné à
l'infâme bouiboui de la station, qui propose la
saucisse frites la plus chère du monde, à 42 euros
sans le ketchup ... tandis que les p'tits vins chauds
ravivent les corps avant de reprendre la glissade et
là, les mollets trop sollicités le matin, voire la
veille, ont gonflé et refusent le retour de la
fixation de la chaussure de ski ... Du coup on fait
quoi ? Et bien, le Jean Pat force, force et continue
à forcer pour encore une partie de glisse avec le
ventre lourd, la tête qui tourne et les mollets
écrasés, sans compter les crétins de jeunes faisant
partis de sa famille toujours à le perturber.
Pour relancer, rien de tel que de se faire la piste
noire, pour montrer à ces jeunes couillus, que le
vieux n'est pas mort ...et là , patatra Merdeuuuhhhh,
c'est l'accident par manque de lucidité, en arrivant
tout droit à 90 km/h sur un sapin planté à 100 mètres
des pistes !!!
"Manque de lucidité" C'est donc ce que lui indiquera
l'un des secouristes qui le redescendra en chasse
neige vers la station, c'est aussi ce que lui dira le
médecin en regardant la radio de son genou
fracturé...et c'est aussi, enfin, ce que dira sa
femme, qui rajoutera peut être en guise de
compassion, cette phrase :"Pôvre con ..."
Mais rien n'empêchera notre Jean Pat à l'issu de ce
contretemps, d'aller au resto tous les soirs pour une
bonne fondue avec moultes vins blancs, ni de se faire
bronzer au pied des pistes toujours en se désaltérant
au vin chaud, ni encore de mâter de la skieuse
suisse... durant tout le reste du séjour et
convalescence.
Comme quoi le ski, c'est que pour les cons ....