Le pot de départ
Et ce fût le cas aujourd'hui, dans la pétaudière qui m'emploie. Le pot, reste un instant de communion incontournable entre ceux qui restent, et celui ou celle qui quitte le nid, et parfois le navire ... qui prend l'eau. Cérémonial tribal, dernier moment, où l'on peut dire à la personne partante, ce que l'on n'a parfois jamais osé lui dire et c'est pour cela que l'alcool est de la fête.

Alors en début de réjouissances, on peut entendre,
"tu sais, c'était chouette de travailler avec toi
...", puis au bout de quelques verres, cela peut
tourner à la débandade, style "on resteuuuh en
contact car toi, j't'aime biiiien " ... mais parfois
au bout de plusieurs heures, et si le salarié sur le
départ est une femme, cela peut définitivement
déraper, la bibine aidant genre:" j'te jure, j'aurais
quand mêême bien aimé t'ééclater l'abricot sur les
tables de la salle de réunion ..."
Mais, et c'est là que je vous arrête, lorsque
celui-ci se déroule à midi comme aujourd'hui, les
esprits restent plus vigilants, surtout lorsque la
lumière du jour ne trompe personne et qu'il faut
reprendre son activité par la suite !!!
Pour autant, le discours d'avant ripaille, peut aussi
être magnifique , et au cours de celui-ci, des
louanges pleuvent, et des salves de compliments sont
émis , alors que parfois durant le temps de présence
de ce collaborateur, ses oreilles ont sifflés plus
que toutes les locomotives des 100 dernières années,
par l'emploi de quolibets et noms d'oiseaux ... mais
restons cordiaux aujourd'hui ...
Au final, malgré tout, qu'est ce qu'il (elle) va nous
manquer ... p'tain que c'est profond ...