| ACCUEIL | Généalogie et histoire en Nouvelle-France, au Bas-Canada et au Québec |
Histoires
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Règlement sur le prix du pain
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Sur Le Raport fait au Conseil par
Mr. Jean Baptiste Depeirade, et Charles Denis de Vitré Conseiller en
I celuy, Commissaires Deputez pour presider a l'assemblée des habitans de cette
ville,
tenüe au palais dela prevosté d'Icelle au sujet de la police, le dix huitiesme du present mois Suivant l'arrest du huitiesme deced. [cedit] mois, Et aprez lecture faite du proces verbal dud. [du dit] commissaire y contenant les articles, Et resultat des propositions faites en lad. [la dite] assemblée, Le
Lieutenant General en la prevosté ayant esté
mandé, I celuy Ouy Et Entendu en son avis, Et retiré; Et
sur le tout deliberé Le dit Conseil aprez avoir ouy le
procureur general du Roy, a Ordonné et Ordonne que comme le bled
n'a pas changé de prix depuis l'assemblée du trente et un
janvier de l'année derniere, les Boulengers
continüeront a faire le pain ainsy qu'il fut reiglé le
quatriesme febvrier en suivant Et que led. [le dit] Lieutenant General y tiendra la main, Et fera a cet
effet de fréquentes visites chez lesd. [les dits] Boulengers.
" (2)
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Événements marquants de 1643 à 1685
Événements marquants de 1686 à 1725
Michel Ladouceur, 1 oct. 2005 |
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Pendant près de deux siècles, soit de 1632 à 1820, il y eut au Québec des esclaves. Certes l’esclavage ne fut pas présent ici sur une grande échelle, comparativement aux colonies anglaises où il constituait un facteur important du développement de ces colonies.
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L’esclavage
existait chez les nations amérindiennes
avant l’arrivée des européens, au point que dans de
nombreuses langues un seul
mot était employé pour désigner le prisonnier et
l’esclave. Ils étaient surtout originaires de
peuples vivants sur les rives du
Missouri et de la rivière Kansas. Et un
de ces peuples, les Panis, fut très exploité. On croit
que les deux tiers des
esclaves amérindiens étaient des Panis, ce qui fit que le
nom lui-même devint
synonyme d’esclave. Il n’y eu pas au Québec d’arrivées massives de noirs
africains et il n’y eu pas de bateaux ‘’ négriers ‘’ dédiés au transport
transatlantique des noirs comme dans les colonies anglaises. Les noirs
constituaient plutôt un butin de guerre ou étaient des fugitifs. Leur nombre
augmenta sous le régime anglais après la conquête et avec l’immigration des loyalistes. L’esclave amérindien fut rapidement présenté comme
un cadeau de bienvenue aux diverses
autorités françaises : découvreurs, explorateurs, gouverneurs, commandants
militaires, etc. Louis XIV autorisa en
1689 les français de la colonie et les canadiens à posséder des esclaves noirs
mais les guerres empêchèrent la mise sur pied d’une organisation d’importation.
En 1709, l’intendant Raudot déclarait que les Noirs et les Panis appartenaient
à titre d’esclaves à ceux qui les avaient achetés ou qui les achèteraient. Dès
lors, l’institution de l’esclavage est reconnue, elle est légale. Mais l’esclave était un bien de luxe. N’étant pas nécessaire à la vie économique du pays, il fut surtout utilisé à des taches domestiques auprès de l’élite administrative, militaire et religieuse. Des commerçants et des communautés religieuses l’employaient comme aide à tout faire. Il était considéré comme un bien meuble enregistré de la même façon que les animaux. Il était acquis sous forme de cadeau, ou en héritage ou encore par achat. Il y eut un marché public à Montréal et il y eut des ventes à l’enchère. De 1767 à 1798, on peut compter 137 annonces dans diverses gazettes du pays. Marcel Trudel dans son Dictionnaire des
esclaves et de leurs propriétaires (2) a
compté 1574 différents propriétaires. Des 1535 dûment identifiés, 85,5 %
étaient des francophones et 14,5 % étaient des anglophones. La très grande
majorité des esclaves appartenaient donc aux francophones. On ne retrouve aucun
grand propriétaire, en comparaison avec les colonies anglaises. Mais quand même
quelques gouverneurs, quelques commerçants et quelques officiers, au nombre de
30 seulement, ont eu entre 10 et 27
esclaves. Les deux propriétaires qui en possèdaient plus sont les Jésuites,
soit 46, et le Séminaire de Québec, soit
31. Durant les deux siècles d’esclavage, les esclaves se retrouvaient surtout en ville, soit 60,6 % des 4185 esclaves recensés. |
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Il
est intéressant de noter que la région où on
constate un grand nombre d’esclaves en dehors de ces trois villes
est la région
à l’ouest des rapides de Lachine. On peut penser que les
esclaves étaient
utilisés par de nombreux marchands et ‘’
voyageurs ‘’ (3) mais peut-être aussi par
des ‘’ cajeux
‘’(4).
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Il n’est donc pas étonnant que Jean-Baptiste
Magdeleine
de Lachine, l’un des fils de Vivien Lamagdeleine dit
Ladouceur, fut propriétaire d’une
« négresse » et
de son enfant à la fin du XVIIIème siècle. Michel Ladouceur, 17 septembre 2005 NOTE :Toute l’information présentée ici est
issue des deux outils de référence incontournables de Marcel Trudel. 1 : Trudel, Marcel : Deux
siècles d’esclavage au Québec, Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 2004 2 : Trudel, Marcel : Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires, CDROM, Éditions Hurtubise HMH ltée,
Montréal, 2004 3 : voyageur = entrepreneur contractant avec des marchands
pour la traite des fourrures 4 : cajeux = convoyeur de troncs d'arbres flottant
sur les rivières pour les conduire aux scieries ( les cages étant les radeaux
formés par les troncs d'arbres ). |
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Les Filles du Roi L'expression
« Les Filles du roi » désigne les
femmes et les filles ayant émigré en Nouvelle-France entre 1663 et 1673. Elles sont appelées ainsi parce que, en âge
de se marier et de procréer, elles étaient envoyés au pays aux frais du roi
Louis XIV qui désirait entreprendre le peuplement de la colonie. Les dépenses
de transport et d’ établissement en une nouvelle contrée furent alors assumées
par le trésor royal. Certaines recevaient un don royal de 50 livres comme dot pour leur
mariage avec un homme de la colonie. Quelques contrats de mariage ont
d’ailleurs mentionnés ces dons.(1) "Et en outre la
somme de cinquante livres que sa Majesté lui a donné en considération de son
mariage qui lui serviront aussi de nature de propre à elle et aux siens de son
côté et lignéé". "Fait et passé à
Québec en la dite maison de la dite dame Gasnier, l'an mil six cents soixante
dix après midi, le troisième jour d'octobre".
Elles
étaient au nombre d'environ 770 femmes et filles,
célibataires et souvent orphelines. Elles furent accueillies par les
religieuses qui devaient les intégrer dans la colonie et les amener rapidement
au mariage. Car les Filles du roi étaient tenus de se trouver un mari. Telle
était leur « contrat » avec le roi. (2) Michel Ladouceur, 1 février 2006 1 : Site de Pierre
Thibault, http://ww
w3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault 2 : Société du Musée canadien des civilisations, Civilisations
.ca, http://www.civilization.ca/indexf.asp |
« (...) Il arriva
environ dix-sept Filles du roi que j'allai quérir au bord de l'eau, croyant
qu'il fallait ouvrir la porte de la maison de la Sainte Vierge à toutes les
filles. Notre maison était petite; nous fîmes accommoder la petite maison
achetée de Saint-Ange et je demeurai avec eux; et j'étais obligée d'y demeurer
à cause que c'était pour faire des familles.»
Marguerite Bourgeoys, 1663 |