Généalogie et histoire en Nouvelle-France, au Bas-Canada et au Québec Thibault
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Les Thibault et la guerre de Sécession

On retrouve plusieurs de nos ancêtres qui temporairement émigrèrent aux Etats-Unis pour faire un coup d’argent, pour « faire la piastre ». Quelques-uns durant les années 1861 à 1865,   s’enrôlèrent dans l’armée des Nordistes. On peut retracer entre autres un dénommé Jean Thibault qui s’engagea à Worcester au Massachusetts pour le 21è régiment du Massachusetts, le 12 août 1861. Il était âgé de 20 ans. De même, Joseph Thibault (Teaboult), alors âgé de 28 ans, fut assigné au 25è régiment du Massachusetts. Il s’était inscrit le 16 octobre 1861 à Worcester. Et Samuel Thibault (Tiebout) s’enrôlait là l’âge de 28 ans pour le 5è régiment de New York le 9 mai 1861.


Les Canadiens français et la guerre de Sécession

En 1860, les Etats-Unis vivent un éclatement. Depuis le début du siècle, les économies du Sud et du Nord se sont développées très différemment. Le Nord industrialisé a besoin de mesures protectionnistes tandis que le Sud qui a une économie agricole soutenue par l’esclavage, réclame la libre circulation des biens. Le Canada suivra la ligne directrice de la Couronne britannique et appuiera le Sud. L’Église catholique du Canada français qui s’oppose à l’esclavage soutiendra la sécession du Sud. Elle voit dans la société américaine du Nord un univers matérialiste sans valeurs morales. Elle perçoit la démocratie américaine comme moteur d’anarchie et de désordre social. Elle se reconnaît plus dans le Sud agricole et religieux.
Malgré ces positions de leur gouvernement et de leur église, les Canadiens français seront nombreux à quitter leur pays, à s’établir en Nouvelle-Angleterre et même à s’engager dans l’armée américaine du Nord.

Pourquoi ? Par patriotisme envers le pays d’accueil ? Pour la défense d’idéaux ? Les motivations de ces jeunes dans la vingtaine (quelques-uns seront à peine sortis de l’adolescence) seraient plutôt la recherche de l’aventure et d’un meilleur sort au plan économique. La vie rurale au Bas-Canada était très difficile. Le nombre d’enfants par famille était grand. Les garçons étaient nombreux à espérer prendre la relève du père sur la terre, qui d’ailleurs ne pouvait être morcelée indéfiniment.  Il fallait donc pour plusieurs d’entre eux élargir leurs horizons et dépasser la frontière du pays tantôt vers l’ouest canadien lointain ou plus près vers la Nouvelle-Angleterre. Ce sont surtout les avantages financiers, soldes et primes, qui amenèrent les jeunes à s’enrôler sans savoir vraiment les risques qu’ils prenaient.

Michel Ladouceur
30 juin 2006

Source :    Lamarre, Jean :    Les Canadiens français et la guerre de Sécession, VLB éditeur, Montréal, 2006

Thibault, Louis (1695-1765)

 
Louis Thibault,  cadet et 12ème  enfant  de François Louis et d’Élisabeth Agnès Lefèbvre, naquit le 18 décembre 1695 à Cap St-Ignace. Il se mariait le 20 avril 1716, après avoir établi un contrat de mariage le 29 mars précédent devant le notaire Michon, avec Cécile Fournier, fille de Jean et de Marie Roy. Le couple engendra 10 enfants dont 3 garçons, tous nés, eux, au Cap-Saint-Ignace. Il semblerait que ce fils de l’ancêtre est celui qui assuma la continuité sur la terre paternelle.

 

En effet, le 29 mars 1716, François et Élisabeth «  se donnent » à leur fils Louis devant le notaire Abel Michon qui, depuis le 1er avril 1711, était notaire royal de la région s’étendant de Lauzon à Kamouraska. Louis devait prendre en charge ses parents jusqu'à leur mort. En échange,  Louis Thibault recevait ainsi  la moitié de la terre ancestrale de Cap-Saint-Ignace incluant les habitations, les bêtes et les outils de ferme. L'autre moitié devait revenir aux autres enfants à part égale. Après  quelques années Louis rachetait de ses frères et sœurs et devenait propriétaire de tout le domaine familial.

Ainsi par exemple, le 6 octobre 1716, Marie Madeleine Thibault, sœur de Louis, et son mari Charles Gaudreau dans un document écrit par un dénommé  Martin Boulay de Montmagny, non reconnu comme notaire,

« … reconnaissent avoir l'un d'eux à l'autre cédé et délaissé une part de terre à eux appartenir de la succession de feu FRENSSOIS TIBEAU ET DELIZABET ANIESE LEFAIVRE leur père et mère, à LOUIS TIBEAU leur frère présent et acceptant pour lui ses hoirs. Et encore pour en jouir et disposer comme étant à lui et ce POUR LE PRIX ET SOMME DE QUARANTE LIVRES en argent qu'il nous a donné et payé dont nous le tenons quite pour la dite somme".

Pour sa part Jean-François Thibault, frère de Louis, cède à Louis Thibault ses droits sur la succession future de son père et de sa mère dès le 2 novembre 1717.

"Jean-François Tibaut habitant de la paroisse de Bonsecours et Angelique Proux sa femme ont reconnu et confessé avoir vendu, acquité, cédé et transporté, délaissé datant dès maintenant et à toujours…A Louis Tibaut frère du dit vendeur. C'est à savoir toute et chacune des prétentions qu'ils ont en la succession future de François Thibault et Elizabeth Agnes Lefebvre leurs pères et mères tant en les biens fonds que dedans les meubles et ustensiles de ménage et générallement tous ce qu'il prétendre en y celle dite suscession future…Pour et moyennant que le dit acquéreur sera tenu et obligé de faire et déserter, mettre en culture la quantitée de trois arpents de terre. A savoir abattre le bois et la défricher, et faire les fossés et la rendre comme dite en culture et livrer la dite terre prête à labourer. A savoir, deux arpents en trois ans et le troisième arpent la quatrième année. Et au cas que la dite terre ne soit point faite en le dit temps, le dit vendeur sera dédommagé du retardement de la dite terre".

LOUIS TIBAUST, JACQUES DEMOLIER, MICHON, NOTAIRE"

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 25 février 2006


Joseph ThibaultJoseph Thibault

À l’Hôtel-Dieu de Lévis, le 2 mars 2006, à l’âge de 76 ans et 9 mois, est décédé M. Joseph Thibault, retraité de la Corporation des Pilotes du Bas St-Laurent. Il était l’époux de Mme Colette Gagnon et fils de feu Charles Thibault et de feu dame Margaret Mac Donald. Il demeurait à Saint-Michel de Bellechasse.

Source : Le Soleil, mercredi, le 8 mars 2006, Avis de décès
Michel Ladouceur, 9 mars 2006

Charles Édouard Thibault
ANNONCE DU DÉCÈS ACCIDENTEL DU CAPITAINE CHARLES ÉDOUARD THIBAULT
EN PREMIÈRE PAGE DANS
LE SOLEIL ET L’ÉVÉNEMENT DE QUÉBECAINSI QUE DANS  LA PATRIE DE MONTRÉAL.

Une enquête du coroner fut effectuée à St-Michel. Le coroner était O. E. Perron. Le dossier #456 est conservé aux Archives nationales du Québec :  "Les enquêtes des coroners des districts judiciaires de Beauce (1862-1947), de Charlevoix (1862-1944), de Montmagny (1862-1952), de Québec (1765-1930) et de Saint-François (Sherbrooke) (1900-1954)

Source : http://www.anq.gouv.qc.ca/conservation/dossiers.htm