| Généalogie et histoire en Nouvelle-France, au Bas-Canada et au Québec | Thibault |
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| La Flotte en Ré |
| 1647 : les origines |
![]() Source : RACINES ROCHELAISES Histoire et généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html |
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François Thibault, l’ancêtre de Gabrielle, Monique, Raymond et Michèle, est né à la Flotte de l’île de Ré, magnifique île située en face de La Rochelle en Charente-Maritime. François Thibault a été baptisé le 28 juin 1647 à la paroisse Sainte-Catherine de la Flotte. Il était le fils de Louis Thibault et de Nérée (Renée) Gauthier. Son parrain et sa marraine seraient François Tibaut et Marie Gautier. Ses parents se seraient mariés dans cette même église le jeudi 29 octobre 1643. François avaient trois frères et trois sœurs baptisés à la même paroisse de La Flotte : Marie, le 5 décembre1644, Louis, le 15 novembre 1649, Jacques, le 27 novembre 1652, Catherine, le 25 janvier 1655, Marie, le 22 décembre 1658 et Jehan, le 6 août 1660. Une plaque commémorative a été apposée dans l'église de La Flotte en 1993. |
![]() Acte de
baptême - Source: http://www.fichierorigine.com |
![]() Église paroissiale Sainte-Catherine, La Flotte, Pays de l'Île de Ré, Charente-Maritime, Poitou-Charentes |
Historique 1402
Existence attestée de l'édifice. 1574
L'église est ruinée. 1621
L'église subit de nouveau des dommages. 1627
Des travaux de réparation sont entrepris. 1742
Agrandissement de l'église. 1805
Restauration de l'édifice. |
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Plaque commémorative de la naissance de François Thibault. Monument commémoratif des familles flottaises. Source : Inventaire des lieux
de mémoire de la Nouvelle-France, www.memoirenf.cieq.ulaval.ca |
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| 1665 : l'engagement |
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Du 23 mars au 18 avril 1665 Pierre Gaigneur, marchand de La Rochelle, fit engager pour Québec 67 hommes. Ces hommes s’étaient présentés devant le notaire Teuleron à La Rochelle pour signer leur contrat d'engagement. (1) |
Au XVIIe siècle, de 1631 à 1681, Pierre
Teuleron (1631-1681 ) était
un important notaire de La Rochelle.
Il a traité toutes sortes de contrats, mais plus spécialement les actes de
commerce. L'historien rochelais, le père Coutant, situe la maison Teuleron au
numéro 12 de l'actuelle rue Chef-de-Ville, près du port. (2)
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Port de La Rochelle : g. à d., Tour de la Lanterne, Clocher St-Jean-du-Perrot, Navire Le Belem, Tour de la Chaîne,Tour St-Nicolas. Source : http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html |
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Le 31 mars 1665, en après-midi, à l’âge de 18 ans, François Thibault, signait un contrat d’engagement de 36 mois pour la Nouvelle-France, où il serait rémunéré 75 livres par année avec une avance de 30 livres. Il déclarait ne pas savoir signer. Louis Pénigaud et Léon Banchaud, clercs, étaient présents et signèrent. Le notaire Pierre Teuleron signa ainsi que Pierre Gaigneur, marchand. |
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Contrat
d’engagement de François Thibault d’après un contrat type.(3) Par Devant le
notaire royal soussigné en la ville et gouvernement de La Rochelle,
personnellement établis François Thibault natif de La Flotte en l'île de Ré d'une part et le sieur Pierre
Gaigneur, marchand de cette ville faisant pour et au nom du sieur Jean Grignon,
marchand à Québec pays de la Nouvelle-France d'autre part, entre lesquelles
parties a été fait et passé les conventions suivantes, c'est à savoir que ledit
François
Thibault promet, s'oblige et sera
tenu de s'embarquer à la première réquisition qui lui en sera faite par ledit
sieur Gaigneur dans le navire nommé Le Cat de Hollande, du port de deux cents
tonneaux, dont est maître Charles Babin, pour aller en icelui du premier beau
temps de cette rade où il est de présent jusque audit Québec servir ledit sieur
Grignon ou autres qui auront de lui ordres tant à son métier que à toutes
autres choses qui lui seront commandées pendant le temps de trois années
consécutives qui commenceront au jour qu'il arrivera audit pays et finiront à
pareil jour icelles révolues pour et moyennant la somme de soixante quinze
livres tournois par chacun an qui seront payées audit François Thibault à l'expiration de chacune année durant ledit temps
audit pays et encore sera défrayé par ledit sieur Gaigneur audit nom des frais
du passage en allant seulement audit pays auquel il sera nourri pendant le
susdit temps et encore en cette ville jusque audit embarquement sans diminution
de ses gages sur la promesse desquels avance a été faite audit François Thibault par ledit sieur Gaigneur de la somme de trente
livres pour lui avoir des hardes et commodités à l'entretien des présentes à
peine de tous dépends, dommages et intérêts, les parties obligent tous leurs
biens présents et futurs, outre ledit Thibault,
sa personne à tenir prison comme pour deniers royaux, qui fait élection de
domicile en la maison du notaire royal soussigné pour y recevoir tous actes
& renonçant & jugés et condamnés & fait à La Rochelle, étude dudit
notaire, après midi le trente unième
jour de mars mil six cent soixante cinq, présents Louis Pénigaud et Léon
Banchaud, clercs y demeurant, et ledit Thibault
déclare ne savoir signer de ce requis. |
Flûte hollandaise, au plus près du vent, les amures à tribord. (Planche
VIII de Baugean, Collection de toutes les espèces de bâtiments de guerre et de
bâtiments marchands, Paris, 1814.) Source : http://www.1789-1815.com/dict_marine.htm |
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François s’embarqua sur le Chat de Hollande, navire marchand de 200
tonneaux appartenant à Albert Cornelis Kadt. Ce navire, armé par Alexandre Petit,
quittait la rade de La Rochelle à la fin du mois d'avril 1665, sous le
commandement de Charles Babin.
Après une longue et ardue traversée de l’océan, il s'arrêtait à Gaspé afin d’embarquer à bord des soldats venus des Antilles, sur Le Brézé. Ceux-ci étaient sous les ordres de Monsieur de Tracy, qui devait avec ses hommes se joindre aux troupes du régiment de Carignan. Le Chat de Hollande arriva à Québec le 18 juin 1665. Il en reparti le 3 août. (4) Michel Ladouceur, 26 janvier 2006 1 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault 2 : Racines rochelaises, histoire et
généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html 3 : Racines rochelaises, histoire et
généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html 4 : Racines rochelaises, histoire et
généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html |
| 1669 : l’installation au pays |
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Arrivé au pays, le 18 juin
1665, François Thibault servit en
premier lieu de domestique à Robert Paré, charpentier de la côte de Beaupré, et
Françoise Lehoux à Ste-Anne-du-petit-cap, ceci afin de remplir son engagement
de trois ans. |
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Une
fois son terme arrivé, François décidait
de se fixer en terre d’Amérique. Le 29 juin 1669, il achetait une terre de Gilles Moulineux ( ou
Moulineur ) pour la somme de 45 livres, une terre située tout près de la rivière Sainte-Anne, sur la côte de
Beaupré. Le contrat passé devant le notaire Claude Aubert stipulait qu’il
devait donner au seigneur, annuellement, 52 sols et six deniers de cens, de
même qu'un chapon et deux faisans en guise de rente. Le 14 octobre 1670, il épousait Élisabeth-Agnès
Lefebvre, une fille du roi native de Paris avec qui il aura douze enfants.
Élisabeth-Agnès Lefebvre faisait partie du contingent des Filles du roi qui sont
arrivées à la fin du mois d'août de l'année 1670. Originaire de Saint-Gervais de Paris, elle est né en 1655 et
était la fille de feu Guillaume et de
Barbe Viot. À leur arrivée,
les Filles du roi étaient prises en charge par les religieuses qui leur
enseignaient en quelques jours tout ce qu’elle devaient savoir afin de prendre
en charge un époux, une maison et une famille. Car les Filles du roi étaient tenus de se trouver un futur époux dans les plus courts délais..
Ainsi Élisabeth-Agnès Lefebvre, à peine âgée de 15 ans, signe devant le notaire
Romain Becquet un contrat de mariage avec Nicolas Nauteau le 31 août 1670. Pour
des raisons inconnues, ils annulent leur contrat le 24 septembre 1670 devant le
même notaire. Cependant, le 3 octobre 1670, encore une fois devant
le même notaire, elle passe un nouveau contrat de mariage cette fois-ci avec
François Thibault. Les fréquentations ont été très brèves, car entre les deux
contrats il s'est écoulé seulement dix jours. |
Voici un extrait du contrat de mariage passé
devant le notaire Romain Becquet (2): "Furent
présents en leur personne François Thibault fils majeur de Louis Thibault du
bourg de la Flotte paroisse de Ste-Catherine en l'île de Ré et de Renée
Gauthier son père et mère d'une part et Élizabeth Lefebvre fille du deffunt Guillaume
Lefebvre et de Barbe Viot demeurant à Paris paroisse de St-Gervais". |
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"L'an de notre seigneur
Jésus Christ 1670 le 14 d'octobre, après une publication des bancs de mariage
et permission des autres de Monseigneur Despétrie. J'ai reçu leur mutuel
consentement ne s'étant trouvé aucun empêchement entre François Thibault et
Elizabeth agnès. Et ce en présence de plusieurs témoins et en face de la Sainte
église, Jean Caron, Robert Paré et Pierre Piccard habitants de Ste-Anne. F.Fillion prêtre
missionnaire Michel Ladouceur, 26 janvier 2006 1 : Jetté,
René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des
origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 2 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault |
| 1674 : le pionnier à la Seigneurie de Vincelotte |
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En 1674, François Thibault vendit la terre achetée en
1669 sur la côte de Beaupré et s'établit sur une autre terre dans la seigneurie
de Vincelotte. Une concession fut faite à François Thibault le 9 avril 1674 par
Geneviève de Chavigny
devant le notaire Romain Becquet. (1) |
Geneviève de Chavigny était la fille de François de Chavigny sieur de
Berchereau et de Éléonore de Grandmaison. Elle est née et fut baptisée le 28
janvier 1646. Elle se maria en premières noces, à l’âge de 14 ans, soit le 2
mai 1660 à Québec, à Charles Amyot,
marchand bourgeois de Québec, qui décéda le 10 décembre 1669. Elle était depuis 1672 seigneuresse de
Vincelotte, seigneurie héritée de son père. (2)
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Source :
Domaine de la Seigneurie Vincelotte,
http://www.quebecweb.com/domaine/albumf.htm |
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"une concession en la
dite seigneurie de Vincelotte d'une contenance de vingt arpents de terre
complantée en haut bois et de trois arpents de front sur le bord du fleuve
Saint-Laurent sur quarentes arpents de profondeur bornée d'un côté au manoir
seigneurial et des terres non concédées, d'un bout par devant le dit fleuve
Saint-Laurent et l'autre bout la ligne autour qui sépare la dite profondeur
d'avec les autres terres en la dite seigneurie".
"Fait et passé à la
ville de Québec en maison de la dite demoiselle de Chavigny l'an mil six cent
soixante quatorze le neuvième jour d'avril en présence d'eustache Lambert et
jacques...? demeurant au dit Québec, témoins qui ont signé avec la dite
demoiselle de Chavigny et notaire. Et le dit françois Thibault a déclaré ne
savoir écrire, ni signé de ce enquis suivant l'ordonnance". |
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François Thibault enregistrait aussi devant le notaire Romain Becquet un bail à titre de loyer. François louait la terre du domaine seigneurial de Geneviève De Chavigny et s’engagait à défricher et à cultiver cette terre. En échange de quoi, il devait remettre la moitié du grain et construire un hangar aux frais de la seigneuresse. Voici quelques extraits de ce bail daté du 10 avril 1674 (3) : "Fut présent en sa
personne damoiselle Geneviève De Chavigny dame de la seigneurie de Vincelotte
veuve de feu Sieur Amiot demeurant en cette ville. Laquelle a volontairement
baillé et délaissé à titre de loyer, toute moitié de grain pour un an à
commencer ce jour d'hui date des présentes et finir à pareil jour. Et promet
pendant le dit temps garantir de faire jouir à François Thibault habitant,
demeurant en ladite seigneurie de Vincelotte". |
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Michel Ladouceur, 26 janvier 2006 1 : Site de
Pierre Thibault, http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault 2 : Jetté,
René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des
origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 |
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François Thibault aurait reçu sa deuxième concession à Cap-St-Ignace le 2 octobre 1697. Cette terre se trouvait entre celle de Charles Bernier et de Thomas Cahouet, Voici quelques extraits de l'acte passé devant le notaire Rageot::
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Le 7 juillet 1711, François Thibault vendait cette concession à Ignace Bouchard, pour la somme de 150 livres.
Michel Ladouceur, 25 janvier 2006 1 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault ref: 1: Cap-St-Ignace 1672-1970 Jos. Arthur
Richard prêtre, 1970 |
Souce rhttp://www.capsaintignace.ca/francais/template.php Selon le recensement de 1681, François Thibault cultivait cinq arpents et possédait quatre bêtes à cornes. Comme tous les censitaires, il utilisait le moulin de la seigneurie pour moudre son grain et remplir ses obligations envers la seigneuresse. Michel Ladouceur, 26 janvier 2006
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Érigé en 1690, sous les
auspices de Charles-Joseph Amyot de Vincelotte, sur un emplacement de la
seigneurie de Cap-Saint-Ignace concédée à sa mère, Geneviève de Chavigny, par
Jean Talon, en 1672, le moulin banal, aujourd'hui dit de Vincelotte, est le
seul vestige de moulin à vent de la rive sud du Saint-Laurent, depuis Bécancour
jusqu'à Gaspé. Ce qu'il en reste, une tour construite en maçonnerie de pierre des champs, d'un diamètre extérieur de 6,5 mètres, d'une hauteur de 7,4 mètres, fut restaurée une première fois en 1924 par la Commission des monuments historiques et une deuxième fois, en 1980, où les joints de maçonnerie sont refaits à neuf. Le toit prend une forme octogonale à faible pente. Aucune machinerie, ni accessoire, ni aile, ni maître-arbre n'ont cependant résisté au temps. Source :Ministère des affaires culturelles du Québec http://www.mcc.gouv.qc.ca/region/12/pamu/biens-culturels/moulin-vincelotte.htm#credit |
| 1716 : la succession |
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Donation
de François Thibault et de Élisabeth-Agnès Lefebvre Le 29 mars 1716, François et Élisabeth « se donnent » à leur fils Louis devant le notaire Abel Michon qui, depuis le 1eravril 1711, était notaire royal de la région s’étendant de Lauzon à Kamouraska. (1) Louis devait prendre en charge ses parents jusqu'à leur mort. En échange, Louis Thibault recevait ainsi la moitié de la terre ancestrale de Cap-Saint-Ignace incluant les habitations, les bêtes et les outils de ferme. L'autre moitié devait revenir aux autres enfants à part égale. Après quelques années Louis rachetait de ses frères et sœurs et devenait propriétaire de tout le domaine familial.
Ce document renseigne sur la nature des biens que possédait le couple. On y retrouve un inventaire des bêtes, des articles de ferme et des articles ménagers et on y décrit la consommation annuelle que le couple faisait au niveau du beurre, du lard, du vin et de l'eau de vie. (2) "Par devant Abel Michon notaire royal des côtes et seigneuries qui sont depuis la pointe de Lévis jusqu'à Kamouraska en la Nouvelle-France, résidant en la paroisse de St-Thomas soussigné et témoins ci-bas nommés. Fut présent en leur personne FRANÇOIS THIBEAUX DU CAP ST-IGNACE AGE DE SOIXANTE ET DOUZE ANS et ELIZABETH AGNES LEFEBVRE sa femme de lui dûment autoriser pour l'effet des présente AGEE DE CINQUANTE HUIT ANS. Lesquels ne pouvant plus faire valloir leurs biens pour en tirer leur nourriture et entretien, et attendu leur grand âge et caducité ce qui les a obligé et oblige le dit Thibault de leur bon gré, franche et libre volonté des dits Thibault et Lefebvre, promis de faire et atteste ce qui suit.A savoir, ils ont reconnu et confessé par les présentes AVOIR FAIT DONATION CHACUN EN LEUR NOM DE LA MOITIE DE TOUS ET CHACUN DE LEURS BIENS AINSI QU'IL EN SUIT ET EN OUTRE LA JOUISSANCE DE LA MOITIE DE LA DITE TERRE POUR TOUTE LEURS VIES A LOUIS THIBAULT LEUR FILS présent et acceptant acqu;éreur et retenant pour lui ses hoirs et ayant cause. A savoir premièrement LA MOITIE D'UNE TERRE ET HABITATIONS a eux appartenant de la contenance de trois arpents de terre de front par la profondeur ordinaire des lieux, sise et située en la paroisse de cap st-ignace seigneurie de Vincelotte. Et de laquelle dite terre le dit acceptant aura à la volonté le choix sur elle. ET LA MOITIE DE NEUF BESTE A MAILLE, à savoir une paire de boeuf de travaille et une autre petite paire de boeuf de trois ans, quatre vache mère et une taure de deux ans. ET EN OUTRE LA MOITIE DE TOUS LES OUTILS DE FERME ET DE CULTURE DES TERRE, à savoir une charrue garnie avec des dits chevaux, une charête garnie de roues, une fourche, deux haches, deux pioches, trois tarières deux gros et un petit, un ciseau, une gouge, un marteau de faux, une asseau, trois pitaine ?, une asset, un fer de collombe, deux sciottes, trois moules de tonnelier, petit vessaux, deux faux, une douzaine de terrine, une chaudière de cuivre de trois siaux, et une petite chaudière d'environ un siaux, deux tasses, une demi douzaine d'asiette, deux plats, et un bassin en vieille estin, deux marmittes dont il y en a une mauvaise, une poille vieille, une vieille cullière à pot, une pelle à feu, un fusil. AINSI CETTE PRESENTE DONATION FAIT AUX CHARGES ET CLAUSES ET CONDITIONS CI APRES PRÉSENTE. Sera tenu bien solidairement pour lui et ses hoirs et ayant cause, de bailler et payer au dit donnateurs POUR CHAQUE AN ET JUSQU'AU JOUR DU DECES DU DERNIER MOURANT, premièrement la quantité de quarante minot de blé fromant et quarante écus en argent, cent cinquante livres de lard, cinquantes livres de beurre. ET EN OUTRE DE PRENDRE SOINS DES DITS DONATEURS PENDANT LEUR VIVANT tant jusque malade, les chauffer et blanchir. Et en outre leur envoyer une vache jeune et la liberté de jouir de un coté de la maison et aussi la liberté de leur demi douzaine de poule et de volailles qui sont devant et un petit cochon. ET EN OUTRE LA JOUISSANCE DU JARDIN QUI EST SUR LA DITE TERRE. FOURNISSANT AUSSI LEUR LIT, LINGES ET HARDES A LEUR USAGE lequel dit lit, linges et hardes à l'usage des dits donateurs demeurant au dit acceptant. Et en outre le dit acceptant sera tenu pour chaque ans DE FOURNIR AU DIT DONATEURS TOUS LES ANS LA QUANTITE DE SIX POTS DE VIN ET SIX POTS D'EAU DE VIE à leurs réquisitions et à leurs acquis. Et en outre sera tenu le
dit acceptant après le décès des dits donnateurs DE LES FAIRE INHUMER selon
leurs conditions et leur FAIRE DIRE POUR LE REPOS DE LEUR AME, CHACUN VINGT
CINQ MESSES lesquels il justifira ses co-héritiers. CLAUDE GUIMONT LOUIS TIBEAUST 1 : Jetté,
René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des
origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 2 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault Michel Ladouceur, 25 janvier 2006
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| 1721 : les ordonnances |
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Michel Bégon, sieur de LaPicardière et de Murbelin
Michel Bégon était le fils de Michel Bégon, intendant de Rochefort, sieur de LaPicardière, et de Madeleine Druillon. Né le 21 mars 1667, il était originaire de Blois dans le Loir-et-Cher. Il se maria en France quelques mois avant son départ pour la Nouvelle-France, soit le 9 janvier 1711. Son épouse était Jeanne Éllisabeth de Beauharnois. Ils eurent 7 enfants tous nés à Québec entre les années 1713 et 1723 fut intendant de la Nouvelle-France du 31 mars 1710 au 14 octobre 1726. En fait, il est arrivé au pays le 14 septembre 1712 et il retourna en France le 28 novembre 1726.. Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 |