L'artisanat du tressage s'est développé autour de quelques matières de base : les classiques comme l'osier, le jonc ou la paille, et les matières plus originales comme les racines ou les lamelles de bois (éclisses). Depuis peu, s'est aussi développé l'art de la feuille de maïs.

La production en éclisse était répandue surtout dans les régions aux arbres feuillus. Elle a acquis son meilleur niveau au Sud de la Slovaquie centrale. Les éclisses étaient le plus souvent des lamelles de chêne, de noisetier, de faux platane, d'érable ou de tilleul.

L'utilisation des racines, ou radicelles était limitée aux régions montagneuses. Il s'agissait de racines d'acacia, de pin ou d'épicéa. Cette production est rare du fait de la difficulté à obtenir la matière de base. La vannerie à base de radicelle se caractérise par la très grande résistance de ces produits.

C'est tout d'abord les ressources naturelles locales et le climat qui dictaient, dans chaque région, le type prédominant de vannerie. La matière la plus fréquente est l'osier.

Avec l'osier vert on tressait les objets utilisés dans les travaux agricoles. L'osier pouvait aussi être cuit, découpé en lanières ou seulement écorcé.

Du Sud de la Slovaquie centrale à la Slovaquie de l'Est, la vannerie à base de paille était très répandue. Cela est du à la culture du seigle dans ces régions.

A l'origine on réalisait à base de paille les corbeilles à pain et les récipients pour céréales. On trouve aussi parfois des sacs, des paillassons et des plateaux.


 

Le travail des feuilles de maïs est récent. Ce n'est que depuis 40 ans que des artisans réalisent avec patience et minutie des poupées et autres figurines rappelant la vie passée de la paysannerie.

Ces objets permettent de créer de superbes crèches de Noël, même s'il est parfois difficile de trouver le boeuf.

Je suis d'ailleurs curieux de savoir pourquoi le boeuf est souvent absent des crèches slovaques. Si vous le savez, merci de me faire signe.